Un wadi (ou ouadi) est une vallée verdoyante nichée au fond d’un canyon aride. Les crues y sont parfois spectaculaires et le niveau de l’eau peut monter très rapidement (renseignez vous, certains sont interdits au-moins de 18 ans).

Le Wadi Bin Hammad est à 1 000 mètres en dessous du niveau du plateau jordanien. La végétation y est luxuriante et contraste fortement avec l’aridité environnante. Nous y avons accédé depuis Al-Qasr par une route non carrossée et en très mauvaise état. C’était limite avec notre petite fiât ! Merci google maps ! 😅 On peut accéder plus facilement au wadi par le village de Rakin.

En arrivant, vous avez le choix entre une randonnée avec ou sans guide.

Nous optons pour une visite non accompagnée. Sur 4 kilomètres aller-retour (soit 3 heures environ), nous alternons entre des passages découverts et des failles très étroites. La progression ne présente pas de difficultés particulières. La végétation varie selon l’intensité lumineuse : cocotiers, jardins suspendus, roches magnifiques, chutes d’eau, … Un véritable jardin tropical où nous n’avons pas croisé plus de dix personnes.

La découverte d’un wadi est un incontournable en Jordanie. Ne faites pas l’impasse, surtout si vous voyagez avec des enfants. 

Equipement : si vous voulez faire comme nous, franchement pas besoin de chaussures de randonnées. Des chaussons de baignade suffisent et seront mêmes plus adéquats.

Après le wadi, nous reprenons la route vers la vallée de Dana qui est située entre la vallée du Rift et le désert de Wadi Araba. Nous sommes attendus au Al-Nawatef Eco camp. Merci Bogotarangun pour le bon plan. Il fait déjà nuit quand nous arrivons dans ce camp tenu par des bédouins. Nos hôtes nous proposent plusieurs types d’hébergements pour le même prix : chambre en dur (familiale ou double) avec salle de bain ou tente bédouine sans salle de bains et sans électricité ! Nous retenons la dernière option à l’unanimité. Génial, il y a du wifi … 🛜

La nuit tombe sur le camp et nous dinons avec les autres voyageurs dans une petite salle à manger très typique. Des tapis bédouins en laine très colorée habillent la pièce. Pas de chichi. Ambiance trek. Chacun s’assoit où il le souhaite. On mange avec l’assiette sur les genoux après s’être servi dans de grands plats. Le dîner est local bien entendu : houmous (purée de pois chiches à l’huile d’olive), four (fèves à l’ail assaisonnées d’huile et de citron), tabouleh, falafels (croquettes de pois chiches), samboussek et pain pita évidemment. Un vrai régale !!

A l’entrée de la salle à manger un panneau indique les descriptifs des différents treks que l’on peut faire. Nous choisissons la randonnée Shaq Al Reesh et rejoignons notre tente pour dormir.

Le lendemain matin … réveil vers 7h00. Nous sommes à 1 700 mètres d’altitude et il fait plutôt frais. Devant la tente, vue incroyable sur la réserve de biosphère classée par l’UNESCO. Un voile de brume masque à peine l’immense canyon devant lequel nous avons dormi.

Nous partons en randonnée dans la plus grande réserve naturelle de Jordanie. Parmi tous les treks proposés, nous avons opté pour la randonnée Shaq Al Reesh. Un chauffeur est venu nous chercher en van pour nous emmener au point de départ dans le village de Dana. On se sent vraiment petits dans ce paysage minéral au milieu d’immenses blocs de grés. Les montagnes culminent à 1500 mètres. Sans notre guide, nous pourrions vraiment nous perdre car il n’y a aucune signalétique.

C’est grandiose ! Les promeneurs que nous apercevons sont minuscules comparativement aux roches qui nous entourent.

La biodiversité est incroyable : des cyprès, des chênes et plus de 800 variétés de plantes. Il y a des genévriers un peu partout (prenez le temps de les sentir). Nous avons même aperçu des bouquetins de Nubie… à moins qu’il ne s’agisse de gazelles d’Arabie. Il y a ici quatre écosystèmes : semi-aride, méditerranéen, subtropical désertique et steppe moyenne. C’est pour nous un spot incontournable. Margaux a compris qu’en frottant la roche elle obtient une poudre rouge avec laquelle elle peut se maquiller … façon terra motta. C’est un lieu pour se ressourcer en toute tranquillité. Théo et Hugo font des empilements de pierres pour marquer leur passage. Notre guide a allumé un feu et nous buvons un thé à la sauge légèrement sucré. Inoubliable !

Prochaine étape ?

4 réponses à « JORDANIE : Randonnées dans le Wadi Bin Hammad et la Vallée de Dana »

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