MAROC
Rabat, la ville impériale blanche

Nous arrivons à Rabat en voiture depuis Meknès (150 km, 2 heures par l’A2 – Autoroute en parfait état tout le long – Attention aux radars).

Rabat est la capitale politique du pays. Elle se trouve sur la côte atlantique. La partie moderne ressemble à une ville occidentale mais en beaucoup plus calme. On circule en voiture très facilement. La population est hyper accueillante. Nous n’avons jamais été importunés dans la rue. On se verrait bien poser ses bagages ici quelques années. Théo semble d’ailleurs enthousiaste 😂 !

Où se loger ?
Nous logeons dans le quartier Océan. C’est un quartier calme situé à 15 minutes à pied de la médina : appartement 4 chambres avec très grande terrasse (2 SDB, 2 WC, machine à laver, lave vaisselle). Nous sommes au dernier étage d’un immeuble moderne et il y a une immense terrasse. La vue n’est pas très belle mais elle est dégagée. Seul bémol : la cuisine est mal équipée. Le stationnement dans le quartier est facile et gratuit. L’appart est à proximité des commodités : boulangerie à 30 mètres, magasin « Super Titi » qui vend de l’alcool, supermarché Carrefour à 10 minutes à pied.
Comment se déplacer dans Rabat ?
C’est très facile. Nous avons alterné les trajets à pied et en bus (il y a en pas mal qui sillonnent la ville) ou en tram. Les taxis ne sont pas chers. Si vous avez une voiture de location, vous pourrez la stationner facilement et je vous conseille de ne plus vous en servir pour découvrir la ville. La circulation n’est pas dense et il y a beaucoup de possibilités de stationnement.
JOUR 1 – parcours de 8km à pied.
Nous partons à pied en direction de la Médina. Après 15 minutes de marche, nous apercevons les remparts de la vieille ville. Une fois à l’intérieur, on passe devant les halles (vente de fruits, légumes, olives et pâtisseries) puis on accède au souk.

C’est un souk très aéré et propre avec peut-être moins de monde, moins de cohue que dans les autres souks que nous avons pu visiter à Marrakech ou à Fès. La médina est très propre et reposante. Les ruelles et les fondouks (anciens entrepôts des marchands de passage dans la ville) sont très bien entretenus. On trouve du poisson frais pour ceux qui veulent cuisiner chez eux. Au bout de la médina, nous arrivons sur les rives du fleuve Bouregreg et tournons à gauche en direction de la Kasbah.
Nous arrivons à la Kasbah des Oudayas qui constitue l’un des sites les plus emblématiques de Rabat. Cet ancien fort, construit au XIIe siècle, a longtemps servi de refuge aux corsaires. L’immense porte en bois qui garde l’accès de la Kasbah est magnifique.



A l’intérieur de la citadelle, il y a le Musée des Oudayas où l’on peut admirer des collections variées d’objets du patrimoine marocain (nous n’y sommes pas allés).
C’est très agréable de se balader dans les ruelles blanches de la Kasbah. Elles ont un faux air de villages blancs andalous. Du blanc et du bleu partout qui rappelle aussi les villages grecs. Allez jusqu’à la terrasse supérieure pour profiter de la vue sur la ville voisine de Salé de l’autre côté de l’embouchure du Bouregreg.
Nous déambulons dans les ruelles et tombons sur des serveurs qui proposent des pâtisseries sur des plateaux. Si elles viennent du café des maures, n’hésitez pas ! Elles sont excellentes mais un peu chères (10 MAD l’unité). Stéphane prend un ghriba (goût citron) puis un mlewza (amandes et citron) et les enfants des cornes de gazelles. Trop de vent pour s’asseoir en terrasse et boire un verre. Nous continuons notre balade.





A l’intérieur de l’enceinte de la kasbah se trouve le magnifique jardin andalous. Il offre une pause de fraîcheur et de tranquillité au cœur de la ville. Ce jardin reprend les techniques typiques des jardins andalous avec ses bassins, ses fontaines et ses allées ombragées par des orangers et des palmiers
Infos pratiques sur le jardin andalous : entrée gratuite (ouvert tlj sauf le mardi).
JOUR 2 – parcours de 15 Km à pied
Vers 9 heures, nous partons à pied vers la Médina, longeons les remparts jusqu’à l’embouchure du fleuve Bouregreg puis tournons à droite en direction de la Tour Hassan, l’un des symboles de la capitale. A l’entrée du site, deux cavaliers de la garde royale surveillent l’accès principal.
Infos pratiques : entrée gratuite (ouvert tlj 24h/24).
La Tour de 44 mètres de haut est construite dans une pierre rouge caractéristique des édifices religieux marocains. C’est le seul vestige du projet du Sultan almohade Yacoub Al Mansour (XIIe siècle) de bâtir l’une des plus grandes mosquées du mode. Le projet n’a pas survécu au décès du sultan et le tremblement de terre de 1755 a détruit une partie de ce qui avait été construit (notamment le dôme de la tour). Si la tour fait penser à la Koutoubia de Marrakech ou à la Giralda de Séville, c’est tout simplement parce que c’est le même architecte qui aurait officié. Nous ne sommes pas entrés à l’intérieur mais il est intéressant de noter qu’il n’y a pas d’escaliers mais des rampes permettant au muezzin d’arriver au sommet à cheval. Au pied de la tour, on peut voir 200 colonnes qui étaient censées soutenir le toit de la salle des prières.
Cette esplanade est hautement symbolique pour les marocains puisque c’est là que de retour d’exil le sultan Mohamed V accomplit la première prière publique après l’indépendance du Maroc.

Face à la tour Hassan se dresse le Mausolée Mohammed V. Il est bâti en marbre blanc italien et son toit est recouvert de tuiles vertes, la couleur de la royauté alaouite. L’intérieur du Mausolée est particulièrement travaillé. A côté de Mohammed V sont inhumés ses deux fils : le roi Hassan II (père de l’actuel roi) et le prince Moulay Abdallah.


Toujours à pied, nous nous dirigeons ensuite en direction de la Nécropole de Chellah (2 km du centre ville). Nous passons par le quartier des ambassades et des ministères. Il y a ici de très jolies villas.
Nous commençons à avoir un peu faim mais il n’y a pas trop de restaurants dans ce quartier. Le hasard fait bien les choses et nous tombons sur un établissement très sympa : Les Deux Palais. Les plats sont variés, de qualité et proposés à des prix raisonnables (960 MAD pour 9 soit 9,5 € /pers., boissons comprises). Il y a de l’alcool. On a adoré la déco et les terrasses.
Après le déjeuner, nous marchons vers la Nécropole de Chellah. Elle a été bâtie au XIVe siècle sur les ruines de l’ancienne cité romaine de Sala Colonia. Elle était malheureusement fermée pour cause de travaux (jusqu’en mai 2024). Nous prenons un guide pour nous faire visiter les environs immédiats de la nécropole (200 MAD pour une balade d’une heure environ pour notre groupe de 9 personnes). Nous empruntons un long chemin bordé d’arbres et de fleurs.


En montant sur la colline qui se situe en face de la nécropole, on peut en apercevoir l’intérieur. La promenade est très agréable. C’est ici que les locaux viennent le week-end pour pique-niquer en famille. Il y a de nombreuses cigognes qui volent au-dessus de nos têtes (on dénombre pas moins de 75 nids). Notre guide, pourtant amoureux de ce spot, nous annonce avec joie la construction sur le site d’une immense marina. 🥲 On a bien fait de venir avant. Franchement, même si la nécropole est fermée, ça valait la peine de venir ici.


Un peu fatigués, nous prenons le bus pour rejoindre la côte centre (Bus 102 – 5 MAD/pers.). Nous nous arrêtons en bord de mer et buvons un verre entre adultes pendant que les enfant s’amusent sur la plage. Nous sommes à La table de l’amiral (3 plage de Rabat). Le restaurant est mal noté mais nous n’y avons pas mangé. Les boissons sont chères (un jus de citron et un café pour 120 MAD – pas d’alcool). Nous ne vous le conseillons pas.

Nous rentrons à l’appart en passant à nouveau devant la Kasbah des Oudayas et en traversant le souk qui s’est un peu vidé de ses habitants. Petite soirée sur la grande terrasse de notre appartement…
Demain nous mettrons le cap sur Marrakech.

MAROC
MARRAKECH, la ville impériale ocre
Marrakech est certes une ville très touristique mais la magie y opère toujours. Son histoire, sa culture, son architecture et ses saveurs sont constamment à redécouvrir.
Autre articles qui pourraient vous intéresser :
C’était pas une mauvaise idée de s’envoler vers Essaouira pour oublier le grisaille du mois de décembre. On vous raconte tout dans le lien suivant :

MAROC – ESSAOUIRA
Trois jours à deux pour moins de 318 €
Rien que le nom d’Essaouira est une invitation au voyage. Cette ancienne ville portugaise est idéale pour un week-end prolongé. C’est une destination à la fois culturelle et balnéaire.

MAROC
FES, la ville impériale bleue
Visiter Fès, c’est plonger au coeur d’une ville de traditions. C’est un véritable joyau que l’on découvre en visitant son immense médina et ses monuments emblématiques comme la médersa Bou Inania et la tannerie Chouara.

MAROC
MEKNÈS, la ville impériale verte
VOLUBILIS et MOULAY IDRISS
Lorsque Volubilis dévoile ses vestiges romains, la ville sainte de Moulay Idriss charme par ses ruelles blanches et ses monuments religieux. Les panoramas sur l’Oued Khoumane sont à couper le souffle.

MAROC – CASABLANCA
Visite de la Mosquée Hassan II
La Mosquée Hassan II impressionne par son immense silhouette posée sur l’océan. Son minaret monumental et ses détails d’artisanat en font un véritable chef d’oeuvre.
Laisser un commentaire