PHILIPPINES

Dernière mise à jour de l’article : Février 2026.
Temps de lecture : 4 minutes.
Après un mois passé aux Philippines, nous achevons notre voyage à Manille pour rencontrer les enfants de la fondation Anak-Tnk. En philippin, cela veut dire « Un pont pour les enfants ».
Nous prenons un taxi pour nous rendre à Quezon City, une ville de 3 millions d’habitants située au Nord-Est de Manille. Dans les quartiers qui défilent sous nos yeux, on estime qu’il y a peut-être un million d’enfants livrés à eux-mêmes. Ils sont seuls face aux violences physiques et sexuelles, seuls face à la drogue, sans accès aux soins et à l’éducation. Nous sommes dans un pays où un enfant sur dix souffre de malnutrition. Nous voyons des bidonvilles un peu partout, sous les ponts, sous les autoroutes, … Après un peu moins d’une heure de route, nous arrivons au siège de la fondation. Sur le grand portail bleu de l’entrée, il est inscrit :
« They need your love, we need your help ».
La structure a été fondée il y a 25 ans par un français, le Père Matthieu DAUCHEZ. Depuis 1998, la fondation a accueilli 60 000 enfants des rues et les a accompagnés sur le chemin de la vie. L’objectif ? Les soigner, les éduquer, les réhabiliter socialement, les rendre autonomes… mais aussi leur redonner leur dignité et leur sourire.


Nous sommes dans un foyer d’accueil qui compte plus de 450 enfants. Ils sont encadrés par 210 employés et 60 mamans volontaires issues des bidonvilles. Nous sommes reçus par Tiphaine, une des volontaires françaises de la fondation. Elle est en charge des relations publiques et nous explique dans les détails le fonctionnement du foyer : les repas, les soins primaires, les loisirs, l’éducation, … L’évocation des drames vécus par ces jeunes est parfois insoutenable. Les blessures sont parfois très profondes. Il y a aussi des parcours de réhabilitation qui redonnent espoir.

Entre la salle de lecture, le terrain de basket, la chapelle, les salle de cours, le réfectoire et les dortoirs, il règne dans le foyer un esprit familial. Malgré le nombre d’enfants, l’ambiance est calme… même s’il y a parfois des oppositions.

Toutes ces rencontres ont été bouleversantes pour Hugo, Théo et Margaux comme pour nous. Lorsqu’ils s’approchaient de nous, les enfants nous prenaient une main pour la porter à leur front en signe de respect. Comme ils ne parlent pas anglais, l’échange était difficile mais il y avait des gestes amicaux, des sourires. Un enfant me prend par la main pour me montrer fièrement la salle de classe. Un autre joue un morceau de musique à la guitare. Hugo et Théo ont pu interagir avec eux au cours d’une partie de basket acharnée. Margaux a joué avec les plus jeunes lors d’un concours d’acrobaties. Nous avons tous vécu ce moment comme une parenthèse. Une leçon de vie, une claque pour nous 5 !
La fondation mène également des actions sur le terrain dans des centres de jours installés au coeur des bidonvilles. Elle offre des repas, des cours de soutien et des soins primaires.



Voici le témoignage de Tiphaine, volontaire en charge de la communication. Nous la remercions pour son accueil et pour sa disponibilité :
« La fondation ANAK-Tnk fête cette année 25 ans. 25 ans au service des plus vulnérables de Manille où les besoins sont immenses. Ce sont des milliers d’enfants qui vivent dans la rue, qui ont quitté leur domicile familial pour diverses raisons et qui vivent le cercle infernal de la misère : drogue, abus, prostitution. Aujourd’hui, la fondation vient en aide à 450 enfants des rues 24H/24 et à plus de 2000 bénéficiaires dans les bidonvilles.
200 salariés philippins travaillent jour et nuit au service de ces enfants : parents dans les centres, éducateurs, psychologues, assistants sociaux, infirmiers… C’est grâce à leur dévouement que la fondation a pu se construire et grandir année après année.
Les 450 enfants des rues vivent dans 29 maisons du même quartier. ANAK-Tnk accueille ces enfants dans des maisons où règne une atmosphère familiale qui favorise leur réhabilitation sociale. Les enfants retrouvent ainsi un chemin vers une vie plus équilibrée, retournent à l’école et reviennent dans leur famille quand cela est possible. Outre les besoins primaires essentiels dispensés, les enfants prennent le temps de se reconstruire et préparent leur avenir dans un cadre protecteur et aimant.
Dans les bidonvilles, les bénéficiaires reçoivent quotidiennement un repas, une éducation pour les maternelles, un suivi médical et une écoute bienveillante.
La fondation est aidée par des mamans volontaires issues des bidonvilles qui sont formées par les salariés. Le but étant de responsabiliser ces familles.«
COMMENT FAIRE UN DON ?
Un don à l’association ouvre droit à 66% de réduction d’impôt dans la limite de 20 000 €. Consultez le site d’Anak-Tnk.
1 € = nourriture quotidienne d’un enfant.
125 € = dépenses médicales quotidiennes du foyer.
350 € = 900 paires de tongs.
3 600 € = dépenses mensuelles de l’ensemble du foyer.

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