BRESIL
Rio de Janeiro

Durée sur place-Période : 7 jours (Février).
Dernière mise à jour : Octobre 2025.
Temps de lecture : 25 minutes.
« On ira sentir Rio battre au coeur de Janeiro »
Zaz (extrait de la chanson « On ira »)
Comment se rendre à Rio ?
Nous avons booké un vol avec escale auprès de la compagnie brésilienne Azul Airlines. De Orly à Sao Paolo, il faut compter 11h40 de vol puis de Sao Paolo à Rio environ 50 minutes. Prix du vol (bagages inclus) : 348 € / pers. en aller simple (réservation faite 5 mois avant le départ). Etrangement, nous avons dû récupérer nos bagages à l’aéroport de Sao Paolo pour les enregistrer sur le vol suivant (renseignez-vous bien sur ce point). On a failli arriver à Rio sans nos bagages 😱. Depuis l’aéroport de Rio, nous prenons un taxi en direction du quartier de Copacabana où se trouve notre logement (prix de la course en taxi : 120 R$ soit 20 €).
Où se loger à Rio ?
Nous sommes dans un AirBnB situé dans le quartier de Copacabana à seulement 200 mètres de la plage. C’est un appartement de deux chambres avec cuisine et salon séparés. Il y a un gardien à l’entrée. Il présente l’avantage de la proximité immédiate du métro (station : Général Osorio). Il y a plein de bars et de petits restaurants bon marché dans le quartier. Prix : 56 € la nuit.
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Comment se déplacer à Rio ?
De manière générale, les prix de nos courses en taxi ont varié de 30 à 60 R$. C’est plutôt bon marché et les chauffeurs conduisent avec prudence. En raison de risques de séquestration, c’est un mode de transport qui nous avait été déconseillé et on nous avait dit avant notre départ de ne prendre que des VTC. Les habitants de Rio ont ri quand on leur a parlé de ça. Contrairement aux idées reçues, il n’y a a priori aucun risque avec les taxis de Rio. Nous avons également pris pas mal de Uber. A cinq, le taxi appelé dans la rue est plus fiable car il nous est arrivé de réserver un Uber et qu’il refuse la course une fois arrivé en constant que nous étions plus de quatre. Nous avons aussi conduit une voiture de location et cela ne pose aucune difficulté.
En plus du taxi, nous avons souvent emprunté le tramway et le métro. Il est propre et secure. Il faut faire attention aux pickpockets aux heures de pointe mais à ce niveau là c’est moins risqué que dans la rue. Nous avons délaissé le bus car on nous avait mis en garde (peut-être à tort) contre des risques d’agressions et de vols à l’arrachée.
JOUR 1
Se lever à Rio le jour de la Saint Valentin, il y a pire ! 😍 La lumière du jour est incroyable. Nous émergeons à 11h00 au lendemain d’un voyage éprouvant qui, de porte à porte, a duré 22 heures. Anaïs et moi, nous nous levons un peu plus tôt pour déballer les bagages et laissons les enfants dormir au maximum. Petit-déj rapide avec petits pains et café soluble ramenés de France. 🥐☕️
Nous avons prévu de passer 7 jours dans celle que l’on nomme la ville merveilleuse, la cidade maravilhosa. Rio est une agglomération immense qui compte plus de 12 millions d’habitants. La ville est mondialement connue pour son carnaval, la statue du Christ Rédempteur, le pain de sucre, le stade Maracaña… Et puis, il y a ses plages mythiques. Rien que les mots de Copacabana, de Ipanema, d’Arpoador ou de Leblon sont des invitations au voyage.
1°) Petit tour dans le quartier chic de Leblon
Pour bien connaître une ville, il faut s’y déplacer à pied un peu au hasard des rues. C’est ce que nous avons l’habitude de faire… peut-être un peu trop au goût des enfants. En sortant de l’appart, ce qui nous frappe en premier lieu c’est la température. Nous sommes passés de 4 degrés en France à 40 à Rio. Pour moi, le gros coup de chaud allait arriver très rapidement 🥵 : trois nuits difficiles, maux de tête, sans doute un peu de fièvre et une soif constante. Hugo de son côté a mal à la gorge sans doute à cause de la clim. Rien de grave.
Nous quittons le quartier de Copacapana, traversons celui d’Ipanema pour arriver à Leblon. C’est un des quartiers les plus riches de Rio. On y trouve des avenues bordées de palmiers, des cafés branchés et des restaurants raffinés. Il y règne une ambiance paisible et familiale. Le quartier se trouve à proximité de la mer et de la montagne et offre de très beaux panoramas.
Nous longeons le lac Rodrigo de Freitas. Depuis les rives, nous apercevons pour la première fois le fameux Christ rédempteur. Nous imaginions tous les cinq le voir plus grand mais depuis le centre-ville il paraît minuscule au sommet du Corcovado. Ça fait un peu le même effet que de voir la statue de la liberté depuis Manhattan. Il faut imaginer le ballet incessant des hélicoptères qui survolent le Corcovado.
En fait, si nous venons à Leblon c’est aussi pour retirer des billets pour assister à un match au célébrissime stade Maracanã (voir « Jour 2 » pour les formalités de réservation). Nous sommes au siège du clube de Regatas do Flamengo qui se situe avenue Borges de Medeiros. C’est le club de foot qui compte le plus grand nombre de supporters au Brésil. A l’entrée, deux vigiles interpellent assez rudement Théo , notre fils de 1′ ans, sans que nous ne comprenions pourquoi. Le problème vient du fait qu’il porte un T-shirt du Real Madrid 😱. C’est un vrai crime de lèse-majesté. Théo est tenu de le retourner avant d’entrer dans la boutique du club. On ne rigole pas avec le football ici ! Une fois les billets en poche, nous prenons un taxi pour revenir sur Copacabana.
2°) Se baigner à Copacabana
Ce qui est magique c’est de marcher dans Rio et de déboucher d’un seul coup sur Copacabana, l’une des plages les plus célèbres du monde 🤩. C’est presque irréel de se retrouver sur cette plage mythique que l’on a déjà vu mille fois à la télé, au cinéma…. Elle dessine sur 4,5 kilomètres un arc de cercle parfait. Nous apercevons au loin sur notre gauche le fameux pain de sucre. Il règne ici une ambiance californienne avec des joggeurs partout, des cyclistes, des bodybuilders. Il y a des bars, des restaurants, des discothèques et de nombreux hôtels tout le long du littoral. Les touristes sont déjà en nombre à quelques jours du carnaval qui va embraser la ville.

C’est le matin que nous avons passé nos meilleurs moments à Copacabana. Jusqu’à midi, il ne fait pas trop chaud et la plage n’est pas encore bondée. Le week-end est évidemment un jour d’affluence qu’il faut éviter. Nous avons été passablement déçus par le niveau de prestations des bars de plage : chaises en plastique, tables pas toujours très propres… mais y boire une Caïpirinha reste quand même inoubliable.

Sécurité à Copacabana sur les plages : Des habitants de Rio nous ont mis en garde contre les pickpockets. Ne laissez pas vos sacs sans surveillance (même les locaux qui allaient se baigner nous demandaient de jeter un oeil sur leurs affaires). Nos deux sacs étanches nous ont été très utiles et nous ne nous sommes jamais baignés tous les cinq en même temps. La police est présente en nombre et lorsque nous nous baignions le soir nous avions l’habitude de partir quand elle levait le camp.
L’état de la mer est très changeant. Le premier jour, des vagues de trois mètres interdisaient la baignade (drapeau rouge). Elles s’écrasaient sur la plage en submergeant les transats et en embarquant les tables. C’est marrant au début mais on en a vite assez de courir après ses affaires. Les autres jours, la mer était étonnamment calme.
3°) Se balader à Ipanema
Située au sud de la ville dans la continuité de Copacabana, la plage d’Ipanema est plus branchée. C’est le berceau de la bossa nova. Plus petite que Copacabana, elle est selon nous plus belle. Le soir, quand s’illumine la favela de Vidigal qui la surplombe, c’est magnifique. Le premier jour où nous nous y sommes baignés, la mer était très formée. C’était un ballet constant d’hélicoptères et de bateaux de sauveteurs. Soyez prudents. Pour se baigner, les enfants ont préféré Ipanema à Copacabana mais leur plage préférée reste Arpoador. Comme en Californie, le culte du corps est poussé à l’extrême. Il y a ici de nombreux surfeurs, des joueurs de beach volley, des bodybuilders, …. Entre les postes de contrôle 8 et 9, la communauté homo se réunit autour du drapeau arc-en-ciel. Le poste de contrôle 9 est historique car c’est là qu’en 1980 le député Fernando Gabeira s’est fait photographier en string pour protester contre la dictature.

4°) Arpoador, un bon spot pour profiter du coucher de soleil
Un des meilleurs endroits pour admirer le coucher de soleil est la pointe rocheuse d’Arpoador qui sépare les plages d’Ipanema et de Copacabana. Les gens se retrouvent ici par centaines sur les rochers dans une ambiance festive. La tradition est d’applaudir le soleil lorsqu’il est au crépuscule. Juste en contrebas de la pointe se trouve une petite plage qui fait face à Copacabana et que nous avons particulièrement appréciée. Elle est étonnamment peu fréquentée et la police y est stationnée en permanence.

C’est la fin de la journée et nous rentrons à notre logement. Avec le Jet lag et 15 kilomètres parcourus à pied dans la journée, nous sommes pressés de nous coucher.
Où manger à Copacabana ?
Pour maîtriser ls budget, nous avons privilégié de petits restaurants de quartier presque exclusivement fréquentés par des locaux. On a testé le Follies Bar : un plat de crevettes pour deux (59 R$), une portion de riz pilaf (15 R$), une grande bière (19 R$). Nous avons aussi aimé le Casa di suco.
Coup de ❤️ pour la glace Açaï 🍧 que l’on trouve un peu partout. Elle est réalisée à partir d’un fruit de la forêt amazonienne qui n’est pas commercialisée en Europe. Goût fruits rouges et chocolat et bien souvent on y ajoute des toppings. Excellent !!. Les enfants en mangeaient tous les jours.
JOUR 2
1°) Découvrir la favela de Rocinha
Le mot « visite » peut choquer quand il s’agit de se rendre dans un quartier défavorisé mais les habitants de la favela eux-mêmes emploient ce terme et nous ont confirmé l’intérêt économique que représente le tourisme pour leur cité. Après la drogue, c’est une des principales sources de revenus.

Nous sommes accompagnés d’un guide très sympathique prénommé Léandro qui nous explique dans un bon français que sa famille vit ici depuis quatre générations. Il tient à nous faire découvrir sa ville, son histoire et chasser les idées reçues sur les favelas.

Nous grimpons chacun à l’arrière d’une moto qui va nous conduire au sommet de la favela en passant par la rue centrale, celle où vivent les moins défavorisés. La conduite est sportive, limite dangereuse et seuls les conducteurs ont un casque. Nous sommes têtes nues 😳. Léandro nous expliquera plus tard que les narcotrafiquants veulent être en capacité de vérifier l’identité de ceux qui entrent dans leur quartier. Quatre français ont été abattus en début d’année parce que leur GPS les avaient fait passer en voiture par les favelas et qu’ils avaient traversé le quartier vitres fermées. Après dix minutes, nous arrivons au sommet d’où nous dominons cette ville de 200 000 habitants (70 000 selon les autorités).

Ceux qui vivent ici sont les descendants des esclaves. Il y a 2 000 favelas à Rio et celle de Rocinha est la plus importante du Brésil et même de toute l’Amérique latine. Une vraie ville dans la ville. Le quartier a longtemps été délaissé par les autorités et la première école publique n’a été ouverte qu’en 1971 soit près de 83 ans après l’abolition de l’esclavage en 1888. Chose incroyable, Léandro nous apprend qu’en raison de l’esclavagisme, le Brésil est, après le Nigéria, le pays qui compte la plus importante communauté noire au monde.

Pendant 3 heures, nous allons redescendre à pied jusqu’à notre point de départ. Dès que l’on s’écarte de la rue centrale, on pénètre dans ce que l’on appelle le labyrinthe. Dans certaines rues, Léandro nous demande de ranger nos portables et de ne surtout pas prendre de photos car nous allons croiser des groupes armés. L’opération policière de 2011 qui devait pacifier le quartier a été un échec et il ne faut pas aller bien loin pour voir des ados armés de pistolets et de fusils automatiques. Nous avons même vu un jeune ado en embuscade avec un fusil à lunette. Sur les murs sont tracés les signes du commando Vermelho qui dirige la favela. Léandro nous affirme que personne ne risque rien tant que les règles imposées par les narcos sont respectées. Notre visite s’achève et pour quelques pièces des jeunes improvisent une danse devant nous. Cette matinée passée dans le labyrinthe de Rocinha restera assurément un point fort de notre voyage au Brésil.



Infos pratiques : Nous avons réalisé cette visite avec Brésil Mon Amour. Prix : 250 Rs / pers. (gratuit pour les moins de 18 ans). Il faut réserver en avance. Ils proposent également d’autres visites que nous n’avons pas faites. En contactant Laetitia qui a créé cette agence, elle vous proposera d’intégrer un groupe WhatsApp d’échanges entre futurs et actuels voyageurs. Cette visite est selon nous INCONTOURNABLE !!
2°) Assister à un match au stade Maracaña
Quand on pense au Maracaña, on pense forcément à la défaite du Brésil face à l’Uruguay lors de la finale de la coupe du monde de 1950 ⚽️. C’est dans ce stade que le Roi Pelé a marqué son 1000e but. C’est un stade mythique. Avec 220 000 places, il était lors de son inauguration en 1948 le plus grand stade du monde mais sa capacité a aujourd’hui été réduite à 78 000 pour des raison s de sécurité. Ce stade accueille aujourd’hui quatre clubs résidents : le Flamengo, le Fluminense, le Botafogo et le Vasco de Gama. Ce soir, nous allons justement assister à un classico entre Flamengo et Vasco de Gama. L’ambiance est survoltée mais bon enfant. Nous ressentons tous les cinq un frisson au moment d’entrer dans le stade et d’entendre les chants des supporters.

Nous sommes dans les tribunes des Flamengo et les supporters du club nous remercient de notre présence. Les chants raisonnent dans nos têtes. C’est une expérience incomparable. A faire absolument !

A l’issue du match, nous rentrons en métro. Aucun problème de sécurité. C’est encore une journée riche mais fatigante que nous avons passé. Nous avons parcouru 12 kilomètres à pied.
Comment réserver des places au Maracaña ?
Les prix proposés sur les plateformes d’activités pour touristes étaient absolument inabordables (environ 100 € / pers.). Nous sommes donc allés les acheter directement au siège du club des Flamengo dans le quartier de Leblon. Après une identification faciale, nous avons obtenu nos billets à 80 Rs/pers. soit 13 € : 87 € d’économie par billet !! Pour info, nous avons acheté les billets la veille du match mais il y en avait encore le jour même. Compte tenu de l’identification faciale, vous êtes obligés de vous rendre en boutique. Adresse : Clube de regatas do Flamengo : Av. Borges de Medeiros, 997 Lagoa
JOUR 3
La journée sera consacrée à l’ascension des 704 mètres du Corcovado. C’est sur ce fameux promontoire rocheux qu’a été édifié le Christ Rédempteur, le symbole de Rio et même du Brésil. Un petit train et des navettes permettent d’accéder au sommet mais nous nous sommes dit que ce serait encore plus beau de grimper à pied. Et en plus, c’est bien moins cher.

Le chemin de randonnée commence au Parque Lage (les taxis connaissent) et traverse la forêt de Tijuca sur 4 kilomètres jusqu’au sommet. C’est la plus grande forêt urbaine du monde. Il faisait très chaud quand nous sommes partis (35° puis 40) et nous avons mis 1h30 pour arriver au sommet. Théo insiste pour qu’il soit précisé ici qu’il est arrivé le premier avec un temps de 1h20 🏆. Il s’est vraiment donné de la peine en faisant même des allées et venues pour s’assurer que tout allait bien pour chacun de nous.

Margaux (12 ans) a eu un coup de fatigue mais a vite retrouvé son second souffle. Nous n’avions pas emporté assez d’eau et avons dû limiter notre consommation. Franchement, ce n’était pas si simple. Il y avait une vague de chaleur et nous n’avons d’ailleurs pas croisé beaucoup de monde sur le chemin de randonnée. Depuis le sommet, la vue est incroyable sur la baie de Rio.

Avec ses 38 mètres, la statue du Christ est immense. Une messe était célébrée et il y avait vraiment beaucoup de monde. Nous ne sommes pas restés longtemps car la chaleur était accablante. Comme nous étions montés à pied, il était inconcevable pour Anaïs de prendre une navette pour rentrer 🤪. Il nous a donc fallu à nouveau 1h30 pour redescendre. Sur le chemin, nous avons vu pas mal de singes, un gros lézard, des agoutis et même un tatou.
Infos pratiques sur l’ascension du Corcovado : Prenez de préférence des chaussures de randonnée et emportez de l’eau (1 litre/pers.). Nous n’avons croisé aucun vendeur ambulant durant toute la randonnée. Commencez assez tôt si vous le pouvez. Prix de l’entrée simple : 24 Rs/pers. soit 20 € pour 5.
Le soir, nous nous sommes rendus à Ipanema et plus précisément à la pointe d’Arpoador pour admirer le coucher de soleil. C’est magique. 🌅

Distance parcourue à pied dans la journée : 15 kilomètres ! Notre moyenne augmente 😂.
JOUR 4
Nous partons vers 9h00 en direction du quartier d’Urca pour monter sur le Pain de Sucre. Nous prenons un taxi (toujours bien vérifier si le compteur est sur bandera 1 c’est-à-dire sur le tarif de jour). On peut prendre un téléphérique mais nous préférons faire l’ascension à pied jusqu’au mont Urca (compter 1h00). C’est assez raide mais au sommet on a une belle vue sur la baie de Guanabara et sur les plages de Rio. Une fois arrivé au mont Urca, plus le choix… il faut prendre un téléphérique pour aller au sommet du Pain de Sucre. De là-haut, la vue est incroyable sur toute la baie.

Infos pratiques sur le Pain de Sucre : 78 € pour nous 5 avec 2 tarifs réduits pour Théo (14 ans) et Margaux (12 ans). Pas de réduction pour Hugo (16 ans). Site officiel pour réserver les billes : http://www.bondinho.com.br
Notre avis : cette activité reste chère mais incontournable. L’ascension du Corcovado présente un meilleur rapport qualité-prix… surtout quand on y grimpe à pied (20 € à 5 pour le Corcovado et 78 pour le Pain de Sucre). Et puis une chose est certaine, monter à pied rend la vue encore plus belle. 😉
En fin d’après-midi, nous nous rendons pour la deuxième fois à la pointe d’Arpoador pour voir le soleil se coucher. Comment s’en lasser ?
JOUR 5
Matin un peu off. Réveil tardif et baignade à Copacabana. Du coup, pas grand chose à dire sur cette matinée si ce n’est que les Caïpirinhas sont excellentes et pas chères (20 Rs le verre). 😂🍹🍹 L’après-midi, nous allons faire un tour dans le centre historique de Rio. Le quartier de Lapa est très sympathique et nous grimpons les fameux escaliers Selarón. Un conseil, n’y allez pas en soirée car il y a vraiment trop de monde.


Nous passons à pied devant la cathédrale San Sébastian et entrons avec curiosité dans cette édifice pyramidal (entrée gratuite). C’est une vraie curiosité architecturale. La station de tramway se trouve juste à côté de la cathédrale mais il ne fonctionne malheureusement pas au moment où nous passons. Nous rentrons à pied au hasard des rues pendant deux bonnes heures. Les immeubles délabrés et colorés donnent à Rio un air cubain. Nous passons par la place du théâtre municipal et de la bibliothèque nationale (n’hésitez pas à y entrer, c’est gratuit).


Jamais deux sans trois… En fin d’après-midi, nous nous rendons à nouveau à la pointe d’Arpoador pour voir le soleil se coucher. Toujours aussi magique.
JOUR 6
La matinée est consacrée à la visite de City Samba. C’est le lieu où se trouvent les immenses entrepôts où sont fabriqués les chars qui défileront pendant le carnaval. Les douze plus grandes écoles de Samba de Rio se livrent une concurrence acharnée; Nous pénétrons dans d’immenses hangars où sont entreposés des chars mesurant jusqu’à 60 mètres de long et neuf mètres de haut. Toutes les portes sont closes et précieusement surveillées pour éviter l’espionnage des écoles concurrentes. On nous demande de ranger nos téléphones portables et appareils photos à l’entrée car le secret doit être gardé jusqu’au lancement du carnaval. La concurrence entre écoles est farouche car d’importantes subventions municipales sont en jeu. Petite déception quand on nous diffuse un film nous racontant l’histoire du carnaval (nous n’étions pas venus pour regarder la télé). La guide nous propose de nous déguiser pour une petite séance photos puis une danseuse nous fait une démonstration de Samba. Tout cela est très touristique mais on s’est prêtés au jeu. On a surtout vibré à l’extérieur en entendant les percussions de Samba et en voyant les danseurs des écoles répéter leurs chorégraphies. La visite permet de mesurer l’importance que revêt le carnaval pour les écoles de Samba.
Infos pratiques sur la visite de City Samba : réservation sur le site carnavalexperience.com.br Prix : 64 € pour 5.
En début d’après-midi, nous récupérons une voiture de location pour nous rendre au village colonial de Paraty à 258 kilomètres au sud de Rio. Nous reviendrons àRio dans huit jours pour le début du carnaval. Pourquoi quitter provisoirement Rio et y revenir ? Parce que nous voulions profiter de cette ville avant que ne commence le carnaval. Nous avons ainsi découvert un Rio calme et un Rio endiablé. Après Paraty et Ilha Grande, nous devions de toutes façons revenir sur Rio pour prendre l’avion qui devait nous amener jusqu’aux chutes d’Iguaçu à la frontière avec l’Argentine.
JOURS 7 à 10
Nous quittons provisoirement Rio et roulons vers le Sud pour rallier Paraty, une ancienne ville coloniale portugaise. Nous allons y passer 3 jours pleins. Voici le lien :

Paraty est située sur la Costa Verde à mi-chemin entre Rio de Janeiro et Sao Paulo. Niché entre mer et montagne, on y trouve le charme des rues pavées et des façades colorées du Brésil colonial.
JOURS 11 à 14
Après Paraty, nous avons passé 4 jours sur Ilha Grande, une île préservée sur laquelle nous avons fait de très belles randonnées. Voici le lien :

BRESIL
ILHA GRANDE (4 jours)
Cette île est considérée comme un des écosystèmes les plus riches au monde, la zone la plus intacte de la forêt tropicale atlantique.
Après 4 jours de rêve à Ilha Grande à faire des randonnées de fous, nous revenons sur Rio.
JOUR 15
Nous revoilà à Rio. Nous sommes le 28 février !!! Le plus grand carnaval du monde va enflammer la ville et 200 000 touristes sont venus pour l’occasion. Depuis le début de notre séjour, nous sentions frémir la ville.
Pourquoi passer 6 jours à Rio, aller à Paraty et à Ilha Grande puis revenir à Rio pour un jour et une nuit de carnaval ?
Tout simplement parce que nous voulions profiter de Rio avant que ne s’en empare la folie du carnaval. De toute façon, nous voulions voir Paraty et Ilha Grande et pour rejoindre ensuite l’Argentine (notre prochaine étape), nous devions décoller de Rio pour rejoindre le site des chutes Iguazu. On ne regrette pas notre choix car la ville s’est métamorphosée avec le carnaval et beaucoup de visites ferment.
1°) Vivre la folie des Blocos et des Bandas
La ville s’est transformée et devient folle. Nous sortons dans la rue pour voir les Blocos et les Bandas. Des milliers de gens dansent, chantent et boivent. En France, on parlerait de férias 😉😂 mais là c’est puissance 10. Des bars, des restos, des associations de quartiers ou des corporations organisent des fêtes dans les rues. Les Blocos peuvent rassembler plusieurs milliers de personnes. Chacun a un nom : Fogo na cueca (le feu au slip), Bafo da Onça (haleine de jaguar)… On ne reconnaît même plus les rues où nous marchions la veille.
La foule est très dense. Des bars éphémères, des vendeurs ambulants, des gens qui dansent, chantent par centaines dans des tenues excentriques et minimalistes. L’ambiance est festive et familiale à certains endroits mais pas partout. Surtout si on voyage en famille avec des enfants, il faut rester vigilants et ne pas s’aventurer dans n’importe quelles rues. En parlant d’enfants, certains comportements débridés ont parfois pu choquer nos jeunes ados. Nous avons choisi de ne pas faire de Blocos de nuit par mesure de sécurité.

2°) Le Sambodrome, le Temple du carnaval
En début de soirée, nous prenons le métro pour nous rendre au Sambodrome. Pas de problème de sécurité mais il y a vraiment du monde et il faut faire attention aux pickpockets. Les rues sont littéralement envahies part la foule. La plupart des gens sont déguisés. A l’approche du Sambodrome, l’atmosphère devient électrique. Comme dans un aéroport, il faut trouver la bonne porte d’accès et il y a des centaines de mètres entre chacune d’entre d’elles. Dans l’enceinte, l’ambiance est folle. C’est un peu comme dans le stade Maracaña.

Le Sambodrome est une avenue de 12 mètres de large et de 800 mètres de long dans laquelle vont défiler les écoles de Samba les plus prestigieuses. Il y a ici 90 000 personnes. Des gens du monde entier sympathisent dans l’attente du passage des différentes écoles. Nous sommes idéalement placés en face du jury et des tribunes officielles. Nous sommes arrivés dès l’ouverture des portes à 19h30 car nos places n’étaient pas numérotées. Le spectacle a commencé à 21h30 avec un peu de retard.


Quand les premières percussions de samba retentissent la foule devient hystérique (pensez à prendre des bouchons d’oreilles car le volume sonore est très fort). Six écoles doivent se présenter ce soir. Il y a plusieurs centaines de figurants par école et les chars font parfois jusqu’à neuf mètres de haut. Le seul bémol est que le temps d’attente entre le passage des écoles est un peu long car la piste est nettoyée à chaque passage (30 min. environ). Tout le monde danse dans les tribunes. Nous avons assisté au défilé pendant 3h30 et avons dû partir vers 1h00 du matin car les enfants n’en pouvaient plus. Nous reprenons le métro pour rentrer. Toujours aucun problème de sécurité mais nous avons parfois attendu que des gens arrivent plutôt que de nous aventurer seuls dans des ruelles désertes. C’est un conseil important de sécurité.

Réserver ses billets pour le sambodrome : 32 €/pers. avec billets d’accès, T-shirt et métro AR. Nous avons réservé 5 mois à l’avance pour bénéficier de meilleurs tarifs. Pour info, le prix était passé à 500 €/pers. quelques jours avant l’ouverture du carnaval !!! … et pour le même type de places. Surtout ne pas passer par des intermédiaires qui pratiquent des prix prohibitifs (il y a en plus parfois des annulations de dernière minute). Nous sommes passés par le site : bookersinternational.com
BILAN SUR RIO
On teste un nouveau dispositif de sondage 😂🙄. Chacun de nous 5 compte pour 1 coeur (rouge ou noir). De gauche à droite, les avis de Stéphane, Anaïs, Hugo, Théo et Margaux :
❤️❤️❤️❤️❤️ Ascension du Corcovado
❤️❤️🖤🖤🖤 Ascension du Pain de sucre
❤️❤️❤️❤️❤️ Plage de Copacabana
❤️❤️❤️❤️❤️ Plage d’Ipanema
❤️❤️❤️❤️🖤 Match au stage Maracaña
❤️❤️❤️❤️❤️ Favela de Rocinha
❤️❤️🖤🖤❤️ City Samba
❤️❤️❤️❤️❤️ Sambodrome
❤️❤️❤️🖤❤️ Blocos et Bandas
Les votes sont clairs. Rio, c’est génial ! 🤩 L’ascension du Pain de Sucre n’a déçu les enfants qu’en comparaison de celle du Corcovado. Margaux n’a pas été passionnée par le match de foot mais a adoré l’ambiance du stade Maracaña. Le City Samba a semblé trop touristique aux garçons. Théo a était un peu choqué par l’ambiance débridée des Blocos. La ville nous a littéralement envoutés mais le seul bémol et qu’il faut constamment être sur ses gardes question sécurité.

Prochaines étapes après Rio ? Les chutes d’Iguaçu à la frontière Brésil-Argentine.

BRESIL
CHUTES D’IGUAÇU (1 jour)
Impressionnant ! Sur plus de trois kilomètres, 275 cascades déversent 12 millions de litres d’eau par seconde dans un bruit effroyable.

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