BOLIVIE
Découvrez Sucre, l’incontournable ville blanche

Copyright Stéphane Gounon
Durée sur place (Période) : 4 jours (Avril).
Dernière mise à jour : Octobre 2025.
Temps de lecture de l’article : 9 minutes.
Nous arrivons à Sucre après un trajet interminable de 9 heures en bus de nuit depuis le Salar de Uyuni (voir notre article sur notre trek en 4×4 dans le Sud Lipez). La première impression sur cette ville n’est pas positive. Il faut dire que nous arrivons vers 23h00, que les rues sont désertes et que nous ne parvenons pas à trouver un seul restaurant ouvert. Après quatre jours, nous l’avons pourtant quittée à regret. C’est une ville magnifique inscrite au patrimoine mondial de l’humanité depuis 1991.
Si vous avez besoin d’aide pour planifier votre voyage, contactez directement Anaïs sur sa boite mail
anais-bonnier@orange.fr
Il y a souvent des confusions concernant la capitale de la Bolivie. Si c’est bien à La Paz que se trouvent le siège du pouvoir exécutif et le Parlement, c’est Sucre qui de part son importance historique a été désignée comme capitale dans la constitution bolivienne (article 6 🤓). C’est un vrai sujet en Bolivie. Sucre compte 260 000 habitants mais le centre ville n’est pas très étendu. C’est une ville calme et extrêmement riche sur les plans historique et culturel. Ses universités, qui forment l’élite bolivienne, ont été créées il y a 400 ans et c’est dans cette ville qu’a été construit le premier hôpital du pays.
Sucre n’est pas une ville qu’il faut visiter au pas de course en un jour ou deux. Il faut prendre le temps de s’imprégner de son atmosphère, de se balader dans ses rues magnifiques. Nous y avons passé quatre jours mais beaucoup y restent davantage tant ils sont charmés par sa douceur de vivre.
Ce qui frappe en premier lieu c’est que Sucre a gardé son architecture coloniale. La ville doit son surnom de Ciudad blanca (ville blanche) au fait que les maisons sont blanchies à la chaux comme dans les villages blancs d’Andalousie. Il faut commencer la visite de la ville par Ia Plaza 25 de Mayo, une jolie place arborée et très animée. C’est sur cette place centrale que se trouve la Casa de la Libertad, une ancienne église où fut signée en 1825 la déclaration d’indépendance. Cela en fait le bâtiment le plus important du pays. L’entrée du palais est gardée par deux soldats en armes. A l’intérieur se trouvent une magnifique cour intérieure et des salles d’exposition qui expliquent la marche de la Bolivie vers l’indépendance. On passe notamment par la pièce où l’assemblée constituante proclama l’indépendance et institua la République bolivienne. On y trouve le premier drapeau du pays, des tableaux, des écrits et des effets ayant appartenu à Simón Bolivar et au Maréchal Antonio José Sucre, les deux hommes qui ont respectivement donné leurs noms au Pays et à sa capitale. Nous comprenons vite que Sucre compte beaucoup dans l’histoire du pays. C’est la capitale de cœur de tous les boliviens.


Infos pratiques sur la Casa de la Libertad :
– Prix : 30 BOB (gratuit pour les enfants).
– Fermeture à 16h30.
– C’est un lieu que l’on peut sans problème visiter avec des enfants. Hugo (15 ans), Théo (13 ans) et Margaux (12 ans) ont été particulièrement intéressés.
C’est sur la plaza 25 de Mayo que se trouve la Catedral Metropolitana, le plus grand édifice religieux de la ville. Cet imposant bâtiment, qui date du XVIe siècle, est le siège de l’église romaine du pays. Nous regrettons un peu de ne pas l’avoir visitée.


On trouve également sur la place centrale le Palacio Arzobispal qui fût de 1826 à 1898 le siège du gouvernement et la résidence présidentielle. Sur la façade est inscrit : « La union es la furza ».

Copyright Stéphane Gounon
Non loin de la Plaza 25 de Mayo se trouve l’Oratorio de San Felipe de Neri, une école catholique qu’il est possible de visiter (l’après-midi uniquement) et qu’on recommande. On entre en premier lieu dans un immense cloître autour duquel se trouvent des salles de cours comme il y en avait en France au XIXe siècle. On pénètre ensuite dans une immense salle qui tient lieu de salle de musique. Juste à côté se trouve une belle église en dessous de laquelle une crypte a été creusée. Les enfants adorent ce type de lieu. Il est ensuite possible d’accéder aux terrasses de l’édifice d’où on a une très belle vue sur la ville blanche et sur les collines environnantes. Rien que pour cette vue la visite vaut le détour. ❤️

Copyright Stéphane Gounon


Infos pratiques sur l’Oratorio : Heures de visite de 14h30 à 18 heures. L’entrée est un peu difficile à trouver : Calle Nicolas Ortiz n° 165, angle Calle Colon. Elle se situe à 40 mètres avant l’entrée de l’église. C’est une porte marron. Prix de l’entrée : 74 BOB pour nous 5.
Où se situe le plus beau rooftop de la ville ?
La terraza 625 of course ! Les prix des cocktails sont doux et la vue est superbe ! Ambiance lounge. Il y a aussi le café San Miguel mais vous n’y consommerez que des softs (on ne l’a pas testé 😉).
Où manger à Sucre?
On a testé le célèbre Nativa et on ne le regrette pas. Un restaurant gastronomique à moins de 20 €, on ne passe pas à côté ! Le chef Juan Pablo Gumiel revisite la cuisine bolivienne traditionnelle : Ceviche de palta, Risotto de cloclo quemado… Prix du menu dégustation en huit plats : 190 Bs soit 17 € boissons incluses (avec le taux de change Xoom). Menu à 15 € pour les enfants. Difficile de trouver moins cher pour un gastro ! Attention, il est fermé le dimanche et mieux vaut réserver à l’avance. Le cadre est très élégant et le service de qualité. El Solar est un autre restaurant gastronomique que nous n’avons malheureusement pas réservé et qui était complet. De l’avis de voyageurs croisés à Sucre, il faut y aller.
Dans une autre catégorie, on a aussi apprécié le Azafran sur la place centrale. Leurs viandes, et particulièrement les pièces de bœuf, sont excellentes. Comptez 24 € à 5 le déjeuner.
Où se loger à Sucre ?
Nous avons séjourné à l’hôtel Pachamama que l’on recommande. Il est idéalement situé et nous avons payé 40 € la nuit pour deux chambres (une triple et une double), petits déjeuners inclus. Il se trouve à cinq minutes à pied de la place principale.
Pensez à HomeExchange pour gagner des points en échangeant votre maison et vous loger gratuitement en les réutilisant.
Pour mieux comprendre la ville, nous avons fait un Food Tour avec Christian, un guide francophone qui fait l’unanimité. On vous le recommande pour sa culture et sa passion pour l’histoire de son pays. Ses commentaires sont vraiment bien documentés et il est incollable sur la Bolivie.
Infos pratiques sur le Food Tour : On est passé par le célèbre Christian de Food Tour Sucre Bolivia Durée de la visite : 5h00. Le prix varie en fonction du nombre de personnes. On a payé 560 Bs à cinq (Théo et Margaux, nos deux plus jeunes enfants comptant pour moitié). On recommande +++. ❤️❤️
Non loin de la place centrale 25 de Mayo se trouve l’église San Francis. C’est sur son parvis qu’a débuté en 1809 la révolution bolivienne, la première révolution de toute l’Amérique latine.
Juste à côté de l’église San Francis se trouve le Musée des armées. Nous ne l’avons pas visité mais sommes entrés dans le mercado central qui se trouve juste à côté. La partie supérieure du marché est ouverte jusqu’à minuit ; c’est le comedor nocturno. Au rez-de chaussée, on trouve une multitude de vendeurs de fruits qui pressent des jus incroyables. Il y aussi des vendeurs d’épices, de légumes secs, de condiments, de viandes… Tout est organisé par sections. C’est l’occasion de découvrir les éléments de base de la cuisine bolivienne. Notre guide nous présente les légumes, les fruits et les épices « Made in Bolivia » et bien évidemment les pommes de terre, aliments de base de la Bolivie. J’allais oublier les fameuses tomates séchées. Nous goûtons les salteñas, un véritable symbole gastronomique national. Ça ressemble à des empenadas mais en plus juteux. La garniture est composée de bœuf haché ou de blanc de poulet, d’œufs durs, de poivrons en dés, d’olives noires, de paprika, d’achiote (une épice naturelle orangée), de cumin, d’origan et d’aji (piment rouge séché). Pour accompagner tout ça, nous buvons une Taquiña, une boisson fermentée à base de maïs également appelée chicha de maíz.

Copyright Stéphane Gounon
Christian nous emmène ensuite dans deux restaurants où nous goûtons des spécialités boliviennes. Je n’en dis pas plus car il faut les découvrir sur place. Nous passons ensuite acheter des chocolats dans la célèbre chocolaterie Parati ou l’on a eu du mal à choisir parmi les 27 spécialités proposées.
Non loin de l’hôpital de la ville, le plus ancien du pays, se trouve le jardin Simon Bolivar. C’est un jardin public joliment arboré et bien entretenu où il est agréable de se balader (entrée gratuite). Au milieu du parc se trouve une structure métallique servant initialement à la récolte de données météorologiques. Si la structure fait penser à la tour Eiffel c’est que Gustave Eiffel en est le concepteur. A coté du jardin se trouve une aire de jeux comme il y en avait en France dans les années 60-70. Nous n’avons plus faim mais Christian insiste pour nous faire goûter les gaufres locales. Exquis ! 😋 C’est là que s’achève le Food Tour. N’hésitez pas à booker votre visite, elle nous semble incontournable y compris avec de jeunes enfants !

Copyright Stéphane Gounon
Nous quittons Sucre en début de soirée avec un bus de nuit qui va parcourir 580 kilomètres et mettra 11 heures pour arriver à La Paz. C’est notre prochaine étape.

BOLIVIE – Etape 3
LA PAZ, VILLE DES HAUTS SOMMETS
(2 jours)
Perchée à plus de 3 600 mètres, La Paz est une ville surprenante. Nous descendons du téléphérique et nous dirigeons vers la calle Jaen, une des rues les mieux préservées de cité. C’est une rue pavée qui date du XVIe siècle et qui est bordée…

Laisser un commentaire