POLYNESIE
Itinéraire, budget et infos pratiques
pour explorer l’Archipel de la Société

Durée sur place – Période : 27 jours (Mai-Juin).
Dernière modification de l’article : Août 2025.
Temps de lecture : 12 minutes.
En Polynésie, le rire est dans le coeur, le mot dans le regard
Jacques Brel
La Polynésie s’étend sur une surface aussi grande que l’Europe et elle compte 118 îles réparties sur cinq archipels. Les archipels des Australes, des Gambiers, des Tuamotu et des Marquises seront pour une prochaine fois. Impossible bien évidemment de tout faire en 27 jours. Nous avons décidé de nous concentrer sur l’Archipel de la Société qui est lui-même divisé en deux atolls. Nous ferons halte dans les îles de Tahiti et de Moorea dans l’atoll des îles du Vent puis rejoindrons l’atoll des îles Sous le Vent pour aller à Huahine, à Raiatea, à Maupiti et à Bora Bora. Ce sont donc six îles que nous allons découvrir et rien que leurs noms font rêver.
Comment aller en Polynésie ?
Pour un Paris-Tahiti, il faut compter 18 heures de vol. Le prix des billets fluctue évidemment en fonction de la période de l’année. Rendez-vous sur skyscanner pour trouver vos billets au meilleur prix.
En ce qui nous concerne, nous atterrissons à Papeete en provenance de San Francisco (8h30 de vol). Ça fait bizarre quand un rêve se réalise. Nous arrivons au paradis en plein milieu de l’océan pacifique 😎🏝️☀️.
ITINERAIRE
Nous atterrissons à Papeete sur l’île de Tahiti et prenons dans la foulée l’Apetahi Express, une navette qui nous mène sur l’île de Moorea (durée du trajet : 30 à 45 minutes). C’est à la fin de notre séjour en Polynésie que nous avons prévu de visiter Tahiti et cela afin d’anticiper un éventuel retard dans les trajets inter-îles et de ne pas risquer de manquer notre vol international retour. Nous restons 4 jours à Moorea puis reprenons l’Apetahi Express pour rejoindre l’île de Huahine (durée du trajet : 3h00) après une escale de 30 minutes à Papeete. Nous restons 4 jours à Huahine puis rejoignons Bora Bora en ferry (durée du trajet : 3h30). Après Bora Bora direction Maupiti toujours avec le ferry Apetahi Express (durée du trajet : 1h00). Nous y restons 4 jours. A cause d’une houle trop importante, le ferry n’a pas pu quitter Maupiti pour nous amener comme prévu à Raiatea. Des vagues de six mètres empêchaient les bateaux de traverser la passe 🌊. Nous avons quand même pu quitter l’île avec un bateau plus petit et plus puissant, le Maupiti Express, qui nous a amenés à Raiatea après une nuit passée à Bora Bora. Nous avons donc perdu une journée. Nous sommes restés 4 jours au lieu de 5 à Raiatea puis sommes partis en ferry à Tahiti où nous sommes restés 4 jours (durée du transport : 4h40). Nous ne sommes jamais restés moins de 4 jours sur chaque île et c’est une durée raisonnable. Nous avons croisé des voyageurs ne restant parfois qu’une seule journée sur chaque île 🙄. C’est pour nous le meilleur moyen de passer à côté de l’essentiel.

POLYNESIE – MOOREA
Etape 1 – 4 jours
Moorea est l’île que nous avons préférée. Elle est bien moins touristique que Bora Bora, plus facile d’accès que Maupiti et sans doute plus authentique que Tahiti. Notre cœur balance toutefois avec l’île de Huahine que nous avons également beaucoup appréciée. On se verrait bien vivre sur Moorea, cette île si paisible qui ressemble paraît-il au Tahiti que les moins de vingt ans ne peuvent pas connaître 🎵.

POLYNESIE – HUAHINE
Etape 2 – 4 jours
Huahine fait partie de l’archipel de la Société et plus précisément de l’atoll des îles Sous-Le-Vent. Celle que l’on nomme « L’île de la femme » a été pour nous un véritable coup de ❤️. Contrairement à Moorea et à Bora Bora, il y a ici très peu de touristes et il y règne une grande quiétude.

POLYNESIE – BORA BORA
Etape 3 – 4 jours
Celle que l’on nomme « La perle du Pacifique » n’est pas l’île que nous privilégions lors de la planification de notre voyage mais nous voulions nous faire un avis par nous-mêmes. Avec son lagon et ses plages, Bora Bora est un vrai bijou et l’on s’y croirait dans une carte postale. Cotés négatifs, c’est l’une des destinations les plus chères au monde et on y constate une surfréquentation des sites touristiques.

POLYNESIE – MAUPITI
Etape 4 – 4 jours
Maupiti est la plus petite île habitée des îles Sous-le-Vent. Surnommée “Le petit Bora Bora”, elle ressemblerait à ce qu’était sa célèbre soeur il y a 50 ans. Son lagon est magnifique et ses plages sont les plus belles que nous ayons vues en Polynésie. Ici, pas de bungalow sur pilotis, pas de jets ski. Il n’y a même pas d’hôtels mais simplement des pensions de famille et il faut aller chercher l’eau potable à la fontaine publique. C’est une île authentique d’où il émane un sentiment d’isolement. Elle n’est ravitaillée par bateau qu’une fois par mois !

POLYNESIE – RAIATEA
Etape 5 – 4 jours
On la surnomme « L’île sacrée » car c’est le berceau légendaire de la culture Maorie et tous les polynésiens y trouveraient leurs racines communes. C’est une île comme on les aime : beaucoup moins de touristes qu’à Bora Bora, de l’authenticité, du calme et des paysages à couper le souffle. Elle partage son lagon avec la petite île de Taha’a, célèbre pour sa vanille et pour ses perles de culture.

POLYNESIE – TAHITI
Etape 6 – 4 jours
Tahiti, île principale de la Polynésie, est un joyau du Pacifique Sud. Elle séduit par ses plages de sable noir, ses lagons turquoise et ses montagnes verdoyantes. Papeete, sa capitale animée, est le cœur culturel et économique de l’archipel. Les traditions polynésiennes y sont bien vivantes, entre danse, tatouage et artisanat. L’île offre aussi des activités variées : plongée, randonnée, surf… C’est une destination idéale pour les amoureux de nature, d’aventure et d’authenticité.
INFORMATIONS PRATIQUES
Météo : La Polynésie présente un climat tropical avec des températures constamment comprises entre 27 et 30 degrés. Ce qui peut faire la différence c’est la pluie 🌧️. La saison sèche (appelée hiver austral) va d’avril à octobre et c’est la période idéale car les pluies se font plus rares et les températures sont moins élevées. Des averses torrentielles ne sont toutefois pas exclues mais elles ne durent généralement pas très longtemps. De novembre à mars, c’est la saison humide (ou été austral). Le risque de pluie est plus élevé mais les prix sont plus attractifs car c’est la saison basse.
Langues : Le français et six langues polynésiennes dont le Tahitien et le Rapanui.
Visa et passeport : Comme il n’y a aucun vol direct depuis la métropole, il faut un passeport, et éventuellement un visa, pour la ou les escales aéroportuaires. Pour les français, aucun passeport ou visa ne sera exigée à l’entrée en Polynésie … puisque c’est la France 😂. Il faut seulement une carte d’identité ou un passeport en cours de validité avec une date d’expiration à 6 mois au-moins après la date de retour. Comme nous avons atterri en provenance des USA (San Francisco), il nous fallait également les fameux ESTA.
Sécurité : Aucun problème particulier à signaler.
Santé : Faites attention, l’eau n’est pas toujours potable. Cela dépend des endroits et des installations techniques. Dans certains hébergements, des systèmes de filtration ont été installés et l’on trouve parfois des fontaines d’eau potable sur la voie publique. Afin de limiter l’usage des bouteilles en plastique, pensez à acheter des kits de purification avant votre départ.
Vaccins : En ce qui nous concerne, nous sommes vaccinés contre les Hépatites A et B et le typhus. Comme nous voyageons souvent dans des pays endémiques, nous sommes également vaccinés contre la fièvre jaune. Pour la Polynésie, il n’y a a priori aucun vaccin obligatoire. Consultez votre médecin traitant avant de partir.
Moustiques : La présence des moustiques et des nonos (petites mouches de sable) dépend de la météo. Ils sont très présents après les pluies et en soirée. Nous n’avons pas été trop importunés mais voici tout de même quelques conseils :
– Porter des habits couvrants, amples et de couleur claire en coton ou en lin de préférence ;
– Sur les zones découvertes, appliquer du répulsif (mais ni sur les mains, ni autour des yeux et de la bouche) ;
– La nuit, il faut parfois utiliser une moustiquaire (qu’il est préférable d’imprégner de répulsif). La climatisation ou un ventilateur peuvent aussi garder les moustiques à l’écart ;
– Rappelez-vous que le répulsif s’évapore avec la chaleur, le vent et la sudation et qu’il faut donc le rappliquer ;
– Si vous utilisez de la crème solaire, il faut l’appliquer en premier et attendre 15 minutes avant de mettre le répulsif. Le monoï est une bonne solution pour se prémunir car les moustiques n’aiment pas son odeur.
Ce qui compte ce n’est pas la marque du répulsif mais sa composition. Un répulsif efficace contient :
DEET (diéthyltoluamide) : 30 à 50 % (attention, ce produit abîme bijoux et lunettes en plastique) ; c’est le produit le plus efficace en Colombie.
Picaridine KKR 3023 : 20% min. ;
IR3535 : 20 à 35% (grosses) ;
PMD (paramenthane 3,8 diol ;
Extrait d’eucalyptus : 20 à 30%.
La dengue est présente mais il n’y a aucun vaccin. Théo et Stéphane en ont fait les frais. Ils ont passé 4 jours au lit avec des poussées de fièvre à 40 🌡️, des vomissements et des courbatures. Pas grand chose à faire sinon d’attendre que ça passe. C’est un peu comme une grosse grippe. 🤒
Bonne nouvelle, le paludisme n’est pas présent en Polynésie.
Electricité : Mêmes fiches et prises qu’en France métropolitaine. Courant à 220 volts donc pas besoin d’adaptateur ou de transformateur.
Téléphonie et internet : Contrairement aux Antilles, il n’y a pas de portabilité des forfaits métropolitains en Polynésie. Nous avons acheté une carte SIM locale aprés de l’opérateur Vini.
Décalage horaire : Par rapport à la métropole, moins 12 heures en été et moins 11 heures en hiver.
Conduire en Polynésie : Aucun problème à signaler. Les polynésiens conduisent généralement avec prudence et respectent les limitations de vitesse. Ils sont patients et courtois. Il faut peut-être nuancer pour Bora Bora où nous avons constaté des conduites plus dangereuses qu’ailleurs. Sans doute des touristes 😉😂 !
BUDGET
Bon plan : Les premiers week-end de septembre et de février a lieu le Salon du Tourisme polynésien. Les prix des bateaux, des hôtels et de certaines activités peuvent être remisés. Nous avons obtenu 25% de réduction sur tous les trajets inter-îles en bateau. C’est pas un bon conseil ça 😉 !
La Polynésie est une destination très onéreuse. Sans parler du prix des billets d’avion, le coût de la vie y est 30% plus élevé qu’en métropole.
Monnaie : Franc Pacifique (XPF) également appelé Franc CFP. Le taux est constant : 1 € = 119,33 XPF.
Nourriture : Comme les restaurants sont chers, nous avons souvent cuisiné nous-mêmes et c’est pour cela que nous avons privilégié des appartements avec cuisine. Nous avons aussi souvent mangé dans des « roulottes », le food truck polynésien, où nous mangions pour 5 à 9 € par repas et par personne ; les portions sont très importantes et en fonction de l’appétit de chacun un plat pour deux peut suffire. Dans les petits restaurants, il faut prévoir environ 17 € par repas et par personne. Une bière locale de 25 cl se vend aux alentours de 4 €.
Les produits importés sont évidemment chers et il faut privilégier les produits locaux et les Produits de Première Nécessité (PPN) dont les prix sont bloqués. La viande n’est pas si chère que cela puisqu’elle vient de Nouvelle Zélande et le poisson frais acheté en direct aux pêcheurs est peu onéreux (compter 10 € pour 1 kg de thon blanc ou d’espadon).
Transports : Comme nous arrivons de San Francisco (USA), nous évitons de payer un vol international depuis la Métropole et cela diminue considérablement le budget. Nous avons donc indiqué ci-dessous notre budget global sans le transport international afin de ne pas fausser l’estimation.
Pour maîtriser les coûts sur place, nous n’avons pas pris l’avion mais le ferry pour passer d’île en île. Sur les trajets courts, ce n’est d’ailleurs pas forcément beaucoup plus long si l’on prend en compte les temps d’embarquement à l’aéroport.
Hébergement : Pour nous loger, nous avons privilégié les Airbnb. A cinq, l’option pour des hôtels de prestige sur pilotis n’était évidemment pas envisageable. Le choix d’appartements avec cuisine nous permettait de réduire le budget nourriture.
Avant de partir, nous établissons toujours un budget prévisionnel à l’aide des applications a-contresens.net et tourdumondiste.com.
Notre budget prévisionnel était de 12 263€ pour 5 et pour 27 jours soit 91 € par jour et par personne.
Nous avons réellement dépensé 10 229 € soit 2 034 € de moins que prévu. On ne s’est pourtant pas privé : sorties en mer, plongées, restaurants… L’économie se fait surtout sur les transports inter-îles (en privilégiant le ferry à l’avion) et sur les hébergements ; même sur ce dernier poste de dépense, nous avons toujours eu des logements très agréables pour un budget pourtant très raisonnable.
Le voyage nous couté quotidiennement 75 € par personne.
C’est un budget raisonnable car la plupart des blogs de voyages
indiquent un budget minimum
de 50 à 90 €.
Nous sommes donc dans la moyenne.
Postes de dépenses (en € et en pourcentage du budget total) :
– Hébergement : 2 878 € (28 %).
– Nourriture (restaurants et courses) : 1 780 € (17 %).
– Transport : 1 997 € (20 %). Ce poste correspond aux déplacements internes : bateaux, taxis, locations de voitures. Les vols internationaux ne sont pas comptabilisés. Les sorties en mer sont prises en compte dans le poste « Activités ».
– Activités : 2 837 € (28 %). Sorties en mer, plongées sous-marine…
– Boissons et sorties : 137 € (1 %). Ce poste ne comprend pas les boissons prises dans le cadre d’un repas pris dans un restaurant.
– Shopping : 600 € (6 %) : souvenirs, vanille, rhum…


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