BÉNIN
Guide pour une visite
d’un jour depuis le Togo

Durée sur place (Période) : 1 jour (Oct. 2025).
Dernière mise à jour: Déc. 2025.
Temps de lecture : 7 minutes.
Crédits photos : ©️StéphaneGounon
C’est à l’occasion de l’un de nos séjours annuels à Lomé, la capitale du Togo, que nous sommes allés passer un jour au Bénin. Situé juste à l’est du Togo, le Bénin est une destination parfaite pour une excursion d’une journée. En quelques heures seulement, on change de pays, de culture et d’atmosphère pour découvrir des lieux parmi les plus forts en émotions d’Afrique de l’Ouest. Un jour, c’est un peu court et il ne faut pas perdre de temps. Nous quittons notre hôtel à 8h00 et nous nous dirigeons vers la frontière béninoise en voiture avec chauffeur. Il faut 2h30 pour arriver à Ouidah à 90 kilomètres de Lomé. Le passage de la frontière peut prendre de 30 minutes à une heure.
Conseils : Prévoir des liquidités pour les restaurants et les petites dépenses. Si vous souhaitez comme nous partir du Togo puis y revenir, il faut un visa à entrées multiples sinon vous ne passerez pas. On en a fait l’expérience il y a un an 😂. Au fait… comme au Togo, la langue officielle au Bénin est le français.
Nous avons prévu de visiter successivement :
– La cité lacustre de Ganvié.
– Le Temple du Python.
– La Porte des esclaves.
1°) La cité lacustre de Ganvié
Nous arrivons vers 11h00 à l’embarcadère d’où l’on part visiter la cité. Nous sommes sur les rives du lac Nokoué à 15 kilomètres au Nord de Cotonou. L’accès à la cité se fait uniquement par bateau. Nous partons dans une grande pirogue motorisée en direction de celle que l’on surnomme « La Venise de l’Afrique ».

Un guide nous explique ce que nous allons découvrir. Nous croisons des pêcheurs qui lancent des filets, des barques transportant des écoliers et des pirogues qui vendent des fruits, des légumes et des objets artisanaux. Au bout de trente minutes, nous arrivons à proximité des premières habitations sur pilotis d’une ville sur l’eau qui compte plus de 30 000 habitants. Les premiers habitants du peuple Toffinou se sont installés ici au XVIIe siècle pour échapper à la traite des esclaves. C’était pour eux une sorte de refuge car leurs prédateurs n’avaient pas le droit d’y entrer. Ils vivent de la pêche, de l’artisanat et du tourisme. Ganvié est un exemple unique de cité lacustre où la totalité de la vie sociale se fait sur l’eau : écoles, temples, dispensaires… Les gens vivent ici très pauvrement.






Nous faisons une halte d’une heure pour assister à une immense messe. Il y a là des centaines de personnes qui chantent et qui dansent. Tout le monde nous accueille avec beaucoup de gentillesse.


A Ganvié, les paysages sont très instagramables mais les habitants ne sont pas toujours ravis (et on peut les comprendre) d’être pris en photos. Pensez à leur demander préalablement leur autorisation.
Informations pratiques : Durée de la visite : 1h30 pour Ganvié (6 500 FCFA / pers.), 2h30 pour Ganvié + Sô Ava ou Sô Tchanhoué (10 500 FCFA), 3h30 pour Ganvié + Sô Ava et Sô Tchanhoué (12 000 FCFA). Le prix n’inclut pas de guide mais nous vous conseillons d’en prendre un. Premier départ en barque à 7h30, dernier à 17h00. Possibilité de réserver ses billets à l’avance et de privatiser une embarcation (90 000 FCFA pour 5h00 et 150 000 pour 9h00).
Une fois revenus à l’embarcadère, nous reprenons la voiture en direction du Temple du Python.
2°) Le Temple du Python
Nous arrivons sur place à 15h30. Le Temple se trouve dans le quartier Dangbéhoué à quatre kilomètres du centre de Ouidah. Nous y parvenons en passant par le « Chemin des esclaves ». Ce n’est pas si facile que cela de le trouver mais les gens nous renseignent avec gentillesse (coordonnées GPS : 6.3600° N, 2.0850° E). Nous sommes accueillis sur place par un guide local qui nous explique l’histoire des lieux. Nous sommes sur un site vaudou très important. A droite de l’entrée se trouve une grosse boule rouge faite d’argile, de poudre végétale et de sang d’animaux sacrifiés. Elle est sacrée et marque la présence de la divinité Dan, le serpent sacré. La boule marque également le passage entre le monde profane et le monde sacré. Dans le vaudou béninois, le sang symbolise la force vitale, l’énergie, la vie, la puissance … mais aussi la mise en garde. La boule protège ainsi les lieux des esprits malveillants et une personne mal intentionnée se sentirait mal à l’aise à proximité. Il est formellement interdit de la toucher.


Il y a ici plusieurs sanctuaires : autels à offrandes, sculptures vaudous, arbres sacrés… Pour ceux qui le souhaitent, un python est déposé sur vos épaules. Il symbolise la protection et l’équilibre. Anais n’était pas si tranquille que ça.

Avant de repartir, le guide nous invite à entrer dans une minuscule pièce faite de briques et où se trouvent une bonne vingtaine de pythons. C’est facultatif 😱. Après une ablution, Anaïs et moi entrons et formulons un voeu 🤫.


Infos pratiques : Prix : 1 000 FCFA. Ouverture de 8h00 à 17h00. Durée de la visite : 20 à 30 min. Tenue couvrante exigée.
3°) La porte des esclaves
La porte des esclaves ne se trouve pas loin du Temple du Python et nous y arrivons en quinze minutes en voiture. Son nom officiel est la « Porte du non retour ». Elle se trouve à l’extrémité d’une route de quatre kilomètres menant de Ouidah à la plage. C’est ici que des centaines de milliers d’esclaves ont embarqué en direction du Brésil, des Antilles et de l’Amérique du Nord. Ouidah a été le plus grand port africain d’embarquement d’esclaves.

Il y a sur place des guides locaux (plus ou moins savants) qui peuvent vous raconter l’histoire des lieux. Nous sommes un peu déçus car même si la porte est très belle, sa construction ne date que de 1995. C’est un arc imposant qui comporte de nombreux bas-reliefs.


Infos pratiques : Durée de la visite : 20 à 30 minutes. Accès gratuit.
Voilà, notre petit périple au Bénin se termine et nous rentrons sur Lomé. C’est promis, nous reviendrons dans un an pour une escapade plus longue.
Autre article qui pourrait vous intéresser :

TOGO
Un pays authentique à découvrir
Nous sommes allés plusieurs fois au Togo. C’est un pays peu connu, un pays discret et lumineux. De Lomé aux plaines de l’Atacora, c’est une Afrique authentique qui s’offre au voyageur. La terre rouge, les villages, les reliefs dessinent un pays ancré dans ses traditions.

Laisser un commentaire