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ÎLE DE JAVA
Yogyakarta en un jour pour voyageurs pressés

Durée sur place (Période) : 1 jour (Juillet 2025).
Dernière mise à jour de l’article : Août 2025.
Temps de lecture : 10 minutes.
Crédits photos : ©️ Stéphane Gounon
Nous atterrissons à Yogyakarta sur l’île de Java en provenance de Medan à Sumatra où nous avons fait un trek incroyable de trois jours sur les traces des Orangs-outans (voir notre article). Le vol a duré 2h40. Sur la route qui nous mène de l’aéroport à notre hôtel, nous traversons le « Jardin de Java », une zone verdoyante qui regorge de rizières magnifiques.
On ne peut pas faire étape à Java sans se rendre à Yogyakarta (également appelée Yogja). C’est une agglomération de près de quatre millions d’habitants, culturelle et tourbillonnante, considérée comme le centre de l’art classique javanais. On s’y rend prioritairement pour visiter deux merveilles classées au patrimoine mondial de l’Unesco : le Temple de Borobudur et le Temple de Prambanan. Il serait toutefois dommage de délaisser la ville qui mérite en elle-même une journée de visite. Le patrimoine historique, culturel et religieux de cette cité est très riche. Le Palais Kraton vaut le détour mais il faut également voir le Tamen Sari Tourist village et aller se balader en soirée dans le quartier de Malioboro. Yogyakarta est connue pour le travail de l’argent et on peut se balader à Kota Gede, le quartier des orfèvres, qui se trouve dans le Sud-Est de la ville ; on peut y voir les très belles demeures des familles ayant fait fortune avec le travail de l’argent.

Comment se déplacer à Yogyakarta ?
Aussi étonnant que cela puisse paraître, il n’y a pas de taxis à Yogyakarta. Le plus simple, surtout quand on voyage en famille, est de se déplacer en Grab, le VTC local. Ils sont sûrs, ponctuels, nombreux et vraiment pas chers. Il faut éviter les heures d’affluence car le trafic routier est alors très important. Les bus Trans Jogja circulent sur six lignes qui relient les terminaux interurbains, la gare ferroviaire de Tugu et l’aéroport international.
Que faire à Yogyakarta ?
Le programme de la journée est serré. Nous nous levons à 6h00 ravis à l’idée de visiter les temples de Borobudur, de Prambanan et le Palais Kraton. Pas de temps à perdre. Les trois sites sont éloignés les uns des autres et y aller avec les transports en commun exige une certaine coordination au niveau des horaires car il faut obligatoirement passer par la gare de Yogja. C’est le type de contrainte que nous n’aimons pas. Nous avons donc préféré nous déplacer en taxi Grab qui reste une solution peu onéreuse… surtout quand on voyage en famille.
1°) Visite du Temple bouddhiste de Borobudur
Borobudur est le plus grand Temple bouddhiste du monde. Nous en avons tant entendu parler ! Nous partons de l’hôtel en van privé et mettons 1h30 pour arriver sur le site. Il est 9h00, il n’y a pas trop de monde et le soleil est au rendez-vous.
Après avoir passé la billetterie, nous traversons un petit parc puis débouchons sur une grande allée au bout de laquelle nous apercevons enfin le sanctuaire 🤩. C’est aussi magique que d’apercevoir pour la première fois les pyramides de Gizeh où le Taj Mahal. Le Temple est inscrit au patrimoine mondial de l’humanité et mériterait selon nous de figurer parmi les sept merveilles du monde. Nous sommes tombés sur une guide anglophone plutôt bien documentée qui nous explique pas mal de choses et répond précisément à toutes nos questions (nous sommes dans un groupe d’une vingtaine de personnes).

Infos pratiques : Prix d’entrée : 455 000 roupies par adulte (27€) et 305 000 par enfant (18€). La visite se fait en groupe de 20 à 30 personnes avec accompagnement par un guide. Il faut réserver les billets à l’avance. Durée de la visite : de 2h00 à 3h00. Un conseil, ne venez pas trop tard pour éviter la foule. Il est possible de visiter le site avant l’ouverture au public pour profiter du lever de soleil. Avec le recul, c’est peut-être ce que nous aurions du faire.
Cet édifice gigantesque de 35 mètres de haut a été construit aux VIIIe et IXe siècles. C’est un carré de 118 mètres de côté qui couvre une surface de 55 000 mètres carrés et qui est coiffé à son sommet par une immense pagode appelée Stûpa. Il a été construit en pierres volcaniques et nous rappelle les temples d’Angkor au Cambodge (voir notre article). Ce Temple est d’une richesse incroyable et on y compte 504 statues de Bouddha. L’ensemble architectural se compose de trois parties qui correspondent aux différents niveaux de conscience de la pensée bouddhiste. La première partie est la base pyramidale qui est composée de six plateformes carrées. C’est la sphère du désir, celle de l’homme qui ne contrôle pas encore ses passions. On trouve à ce niveau une profusion incroyable de frises sculptées qui, si elles étaient mises bout à bout, s’étendraient sur 5 kilomètres.



La deuxième partie de l’édifice est composée de trois terrasses circulaires qui correspondent à la sphère de l’homme qui se détache de ses passions. On peut voir sur ces plateformes de nombreux stûpas ajourés à l’intérieur desquels on aperçoit des statues de Bouddha. On a normalement depuis ce niveau une vue sur le volvan Merapi mais il y a malheureusement un peu de brume et nous ne l’apercevons que partiellement.


La troisième partie du temple, à laquelle on ne peut pas accéder, correspond au grand stûpa central qui représente le Nirvana, l’état de conscience atteint par Bouddha.

2°) Visite du Kraton, le Palais du Sultan
Même si l’Indonésie est une République, certaines régions sont des sultanats. C’est le cas de Java, de Bali et de Yogyakarta qui est placée sous l’autorité du Sultan Hamengkubuwono X aujourd’hui âgé de 72 ans et considéré comme une incarnation des force divines.
Le Palais kraton ferme à 14h00 et c’est pourquoi il faut le visiter avant Prambanan. Nous n’avons pas eu le temps de le visiter de peur de ne pas pouvoir voir le Temple de Prambanan. C’est bien dommage !
Conseil : Nous sommes restés un jour à Yogyabarta et c’est bien trop court. Nous aurions du prévoir deux voire trois jours sur place car les sites à visiter sont nombreux, éloignés les uns des autres et les durées des trajets sont importantes.
3°) Visite du Temple hindou de Prambanan
Après la visite du Temple de Borobudur, nous prenons un taxi en direction du Temple de Prambanan. Il faut compter environ 1h30 mais la durée du trajet peut varier considérablement en fonction de l’intensité du trafic routier. Mieux vaut anticiper.
Prambanan est le plus grand site hindou d’Indonésie. C’est un ensemble de 240 temples dont le plus ancien a été construit au IXe siècle. Le site, qui est inscrit au patrimoine mondial de l’humanité, a été détruit par un tremblement de terre au XIe siècle. Il n’a été redécouvert qu’au XVIIe siècle et reconstruit partiellement au XXe. Comme pour Borobudur, la pierre volcanique utilisée pour édifier les temples rappelle celle utilisée pour les temples d’Angkor au Cambodge (voir notre article).
On pénètre sur le site en tombant face à trois temples. Le Temple principal mesure 34 mètres de haut et est dédié à l’épouse de Shiva dont on trouve une statue à l’intérieur de l’édifice.

Les deux autres temples sont dédiés à Brahma et à Vishnou. Notre guide a assuré la visite de ces trois temples (pendant une heure environ) puis nous a laissé librement nous promener sur le reste du site. Une heure de visite guidée avec des enfants de 11 à 16 ans, c’est suffisant. Pour visiter le reste du site qui est assez étendu nous avons loué des scooters électriques. Ils sont loués très bon marché et c’est un bon moyen d’allier culture et fun.


Infos pratiques : Prix : 350 000 Rp / pers. soit environ 22 €. Contrairement à Borobudur, le prix n’inclut par les services d’un guide : il est préférable d’en prendre un pour ne pas passer à côté de l’essentiel de l’histoire et de la symbolique des lieux car il n’y a pas de panneaux explicatifs sur place. Notre guide francophone s’appelle Teja et ne manque pas d’humour (son whatshapp : +62 82227209068). Pour notre petit groupe de neuf personnes, il nous a demandé 150 000 Rp (après négociation). Durée de la visite : environ 2h00 (dont une heure avec le guide).
Prix des scooters électriques : 40 000 Rp par scooter pour une heure. Pour info : il est possible le soir d’assister à un spectacle de danse avec les temples en arrière-plan.
4°) Passer une soirée dans le quartier de Malioboro
Nous passons la soirée à Malioboro, le quartier le plus animé de Yogyakarta. L’ambiance festive qui y règne contraste fortement avec le reste de la ville. Il y a un monde incroyable, des boutiques, des restaurants et des vendeurs ambulants de tous les côtés. Malioboro Street, l’artère principale, est saturée par un trafic intense. Les Becaks, sortes de pousse-pousse locaux, se fraient un chemin entre les voitures et les scooters. Ça klaxonne de tous les côtés. Le lieu est certes touristique mais attire également beaucoup de locaux qui y viennent en famille pour passer la soirée.
Nous mangeons en mode street food et accompagnons nos nasi goreng, mi goreng et beignets au tofu de Sekoteng, une boisson locale à base de gingembre. Par pure gourmandise, nous allons ensuite déguster une glace chez Malio Gelato, un établissement très réputé ici. Nous finissons la soirée en buvant un Mojito (pas si facile que ça à trouver) au Karta (prix des cocktails avec alcool entre 65 et 75 roupies). Si vous passez par-là, profitez-en pour goûter des Bakpia pathok, de petits sablés fourrés aux abricots. Épuisés par les trajets et le trek des jours précédents, nous tombons de fatigue et rentrons à l’hôtel. Une nuit réparatrice s’impose.
BILAN
Ce que nous avons aimé :
✅ La richesse du patrimoine culturel.
✅ L’ambiance survoltée de Malioboro.
✅ Le bon rapport qualité-prix pour l’hébergement et la restauration.
Ce que nous n’avons pas aimé :❌
❌ La trop grande affluence touristique.
Les embouteillages et la pollution.
NOS ADRESSES
Hébergement
Hôtel Puri Panogeran : Établissement calme et bien tenu. Il y a une grande piscine et un jardin avec un petit bar très sympathique (Grande bière Bintang à 60 Rp ; Expresso à 15 Rp ; Mojito à 75 Rp). Possibilité de se restaurer sur place. Les pizzas sont excellentes (entre 70 et 90 Rp pour une pizza de 30 cm). Les petits déjeuners sont très corrects.
Boire un verre dans le quartier de Malioboro
Le Karta est un bar-restaurant qui a l’avantage de vendre des cocktails aux alentours de 70 Rp et propose même une petite sélection de vins. Nous n ‘avons pas testé la restauration.
Restauration
Manger en mode Street Food à Malioboro.
Prochaine étape ? Voir le soleil se lever sur le volcan sacré du Bromo.

INDONESIE – JAVA (Etape 3)
Sunrise sur le Mont Bromo et son cratère
Situé dans le massif du Tengger, le mont Bromo culmine à 2 329 mètres et reste actif. Des fumerolles de souffre s’élèvent en permanence de son cratère. On vient ici pour admirer au lever du soleil l’une des plus belles vues du monde sur un trio volcanique : le Bromo, le Kursi et le Semeru qui projette son panache de cendres vers le ciel. Une fois le jour levé, on descend dans la caldeira, un vaste désert volcanique, pour approcher le cratère, gravir sa pente et admirer ses entrailles fumantes.
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INDONESIE – SUMATRA (Etape 1)
Trek des orang-outans
Partir en trek à Bukit Lawang, c’est plonger au coeur de la jungle de Sumatra. Elle résonne des cris d’oiseaux et de singes. Nous découvrons des plantes, des insectes et des animaux sauvages. Puis vient le moment magique où nous croisons un orang-outan dans son habitat naturel. Son regard profond éveille notre lien avec la nature. La marche, parfois dure, nous mène à notre camp au bord de la rivière. Plus qu’une aventure, c’est une rencontre inoubliable avec l’âme de Sumatra.

A l’aube, une marche dans la nuit noire mène au cœur d’un autre monde. Nous croisons les silhouettes des porteurs de souffre et descendons dans le cratère du Kawah Ijen pour voir les flammes bleues du souffre qui se consume. Nous progressons sur un étroit chemin. Quand le jour se lève, le cratère dévoile une immensité turquoise, le lac le plus acide du monde. La randonnée est inoubliable mais le flot de touristes nuit à l’expérience immersive.

Nusa Lembongan offre de jolis paysages mais les plages sont souvent très fréquentées et la baignade y est rendue difficile par les vagues et les courants. L’île présente une diversité de paysages entre plages, mangroves, forêt tropicale et falaises mais l’ensemble est moins varié que sur d’autres îles. Côté plongée, les fonds sont moins spectaculaires que l’on peut espérer. Ce n’est pas l’île que nous avons préféré mais nous avons pu profiter de la sérénité qui s’en dégage.

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Cinq jours dans les archipels de Labengki & Sombori
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