VOYAGER EN FAMILLE EN INDONÉSIE
8 jours pour découvrir
Sumba, « l’île oubliée »

Durée du séjour en Indonésie : 60 jours (Juillet 2025).
Durée de l’étape : 8 jours.
Dernière mise à jour de l’article : Juillet 2026.
Temps de lecture : 27 minutes.
©️ 2026 Stéphane Gounon – Tous droits réservés

Sumba a été pour nous un énorme coup de ❤️.
Nous avions entendu parler de cette île avant notre départ et savions qu’il s’agissait d’un endroit authentique et épargnée par le tourisme de masse.
La réalité a été à la hauteur de la réputation.
Nous avons adoré les plages désertes de Mananga aba et de Nihi, les cascades de Waikabubak et de Wee Kacura, les savanes et les plaines arides de la région de Waingapu, les villages traditionnels…
Cette île sauvage et brute recèle des trésors encore méconnus. Elle est d’ailleurs surnommée « L’île oubliée ».
Nous y avons passé 8 jours inoubliables.
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Anaïs saura vous répondre

Où séjourner à Sumba ?
Notre séjour à Sumba s’est décomposé en 3 temps.
Nous avons d’abord séjourné 2 jours et 2 nuits au MARIO HOTEL & CAFE à Tambolaka à l’ouest de l’île.
Nous avons ensuite mis le cap sur Waikabubak et avons passé 2 jours et 3 nuits dans un des deux bungalows de Yohann et Ismelda au SUMBA VOYAGE VILLA.
Nous avons terminé notre séjour à Waingapu au Nord-Est de l’île au CASA KANDARA où nous avons passé 2 nuits.
Comment se rendre à Sumba ?
Nous sommes arrivés en avion à Tambolaka (Ouest de l’île) en provenance de Bali (Aéroport de Denpasar – 1h00 avec la Compagnie Wings Air). Le projet était de rester 8 jours à Sumba et de partir en ferry depuis le port de Waingapu (au Nord-Est) pour rejoindre l’île de Florès au nord de Sumba (13h00 de trajet).
JOUR 1
Se reposer entre plage et piscine
Après avoir passé plusieurs jours dans le tumulte du sud de Bali, c’est la quiétude qui nous cueille dès notre descente de l’avion à hélices ATR 72 qui nous a mené à Sumba. Nous sommes à Tambolaka à l’Ouest de l’île. Il est 11h00.
Nous prenons un taxi qui nous conduit au MARIO HOTEL & CAFE (151 € les 2 nuits pour 2 bungalows avec petits dej). La piscine est digne d’un bassin olympique et que dire de la plage au pied de l’hôtel ? Elle est somptueuse, sauvage et orientée plein ouest. Idéale pour les sunsets ☀️. Par contre, oubliez les bars à cocktails. Sumba est une île préservée et ses plages sont désertes. On peut s’y balader des heures sans croiser personne à part quelques pêcheurs et des chevaux sauvages qui vont se baigner. Car oui, à la différence des autres îles de l’archipel, Sumba est une île qui compte énormément de chevaux. Chaque année en février ont lieu des pasolas, des combats de cavaliers qui s’affrontent avec des lances. C’est pour cette raison que les chevaux sauvages ou semi sauvages sont présents en nombre sur l’île.
Nous avons passé notre première journée à profiter de l’hôtel en alternant piscine et plage. C’est pas toujours facile 😂. Après 3 semaines passées à Bali, nous avions besoin de nous reposer. Située juste en face de l’hôtel, l’immense plage de Mananga Aba fait face à l’océan indien. Nous y avons marché plus de 3 heures sans croiser personne.

Si vous voulez profiter d’un beau coucher de soleil, dirigez-vous sur le côté gauche de la plage de Mananga Aba et marchez trente minutes. L’endroit est sublime.

JOUR 2
En direction du village de Ratenggaro
Casques vissés sur la tête dès 8h00, nous partons en scooters à la découverte de l’île. Les enfants adorent ce type d’échappée. Après quelques jours de répit, ça nous avait manqué ! 🛵🏍️
Infos pratiques : Nous avons réservé les scooters via le Mario hôtel (8€ par jour et par scooter). A noter que les transports publics sont très limités à Sumba.
C’est parti pour plus de 100 kilomètres. Et oui, j’ai bien dis 100 kilomètres en scooter ! C’est trop pour une journée et nous aurions dû prévoir 2 jours pour plus de confort. Les routes sont belles mais autant de kilomètres, ça use. 😓
Premier arrêt dans une école primaire de Tambolaka où les écoliers crient et courent dans tous les sens en nous voyant. D’après les instituteurs, ils n’ont pas l’habitude de voir des occidentaux. Ils nous touchent les bras et partent en hurlant de rire. Côte de popularité digne de Mbappé 😎🙌. On a mis un sacré bazar dans l’école mais les sourires des enfants en valent largement la peine et les enseignants nous ont super bien accueillis. Nous parlons de la France et personne ne semble vraiment savoir où se trouve ce mystérieux pays.
Deuxième arrêt au Waikuri Lagoon à 42 kilomètres de Tambolaka. Pas facile à trouver mais la route pour y arriver est magnifique. Nous traversons de modestes villages où vivent des ouvriers agricoles. Il ne faut pas hésiter à s’arrêter pour demander sa route car il y a peu de panneaux de signalisation. Pour nous aider à trouver notre chemin, deux jeunes enfourchent leurs motos et nous escortent pour quelques roupies. Le lagon est incroyable. L’océan et l’eau douce se mélangent dans cette piscine naturelle. C’est un spot incontournable. ❤️ Nous ne sommes là qu’une dizaine de touristes.

Après une pause baignade rafraîchissante et bien méritée, nous mettons le cap sur Mandorak Beach. Après un mois en Polynésie française, nous craignions d’être déçus par les plages indonésiennes. Il n’en est rien. C’est même l’une des plus belles plages de notre tour du monde.
Troisième arrêt au sud-ouest de l’île dans le village de Ratenggaro qui est célèbre pour ses maisons traditionnelles Uma Mbatangu avec leurs toits très hauts en pointe. Le village se situe sur la côte et offre une vue superbe sur l’océan indien.

L’identité culturelle est ici très forte. Les habitants appartiennent au peuple Kodi. La région possède sa propre langues et ses propres traditions. Les locaux suivent des traditions ancestrales et sont encore fortement imprégnés de croyances animistes. Comme ils mâchent toute la journée des noix d’Arec et des feuilles de bétel, leurs bouches sont rouge sang. C’est impressionnant au premier abord.

Et que dire des Uma ? Ce sont des maisons en bambous coiffées de toitures en chaume de 15 à 20 mètres de haut. La hauteur des toits n’a pas vocation esthétique mais révèle le niveau social de chaque habitant. Nous avons eu le privilège de pouvoir y entrer. Devant les maisons et à l’entrée du village se trouvent des tombes mégalithiques sur lesquelles des rituels ont toujours lieu. Il y en aurait plus de trois cents.

Après cette visite, le temps est venu de rentrer à l’hôtel. La nuit tombe et il va nous falloir 3h00 de scooter. C’est bien trop long. En voiture, ce serait plutôt 2h00. Nous traversons l’île dans la nuit noire et arrivons vers 19h00… fatigués mais avec des étoiles dans les yeux 🤩. Sumba est vraiment une île incroyable. Et nous n’avons encore rien vu.
JOUR 3
Cap sur Waikabubak
Aujourd’hui, nous partons en direction de la région de Waikabubak réputée pour abriter l’une des plages les plus belles et les plus confidentielles du monde : Nihi Beach. C’est sur cette plage que se trouve le NIHI Sumba, un hôtel très haut de gamme où des célébrités du monde entier viennent se réfugier à l’abri des regards. Nous irons sur place le lendemain.
📍 Nous avons organisé notre transfert en voiture de Tambolaka à Waikabubak en passant par l’hôtel Mario (34 € pour nous 5).
Après un passage par les formations rocheuses spectaculaires de Karuni, nous arrivons chez Yohan et Imelda au Sumba voyage villa (3 nuits pour 197 € avec petits déjeuners ; Réservation sur Booking). Le charme opère immédiatement. Aucun bruit sinon celui des chevaux qui se promènent en liberté devant le Lodge. Les logements sont géniaux 🤩 et l’accueil l’est tout autant.
Nous tombons sous le charme de ce petit coin de paradis. ❤️
Perchés sur une colline, les 2 bungalows de l’établissement dominent l’océan. Nous passons notre fin de journée à nous imprégner de l’ambiance si particulière de ce lieu et à sympathiser avec nos hôtes. Les enfants préparent la coco râpée. Très vite Yohan (« Papa Yohana » pour les intimes) nous parle de la culture animiste et des croyances ancestrales de ce peuple qui le rendent unique au monde.
Yohan nous explique que le lendemain il est convié à un mariage traditionnel et que les mariés seraient enchantés que nous venions. Nous sautons sur l’occasion de découvrir les coutumes locales et achetons sur les conseils de Yohan du café et du sucre en guise de cadeaux. Yohan nous prévient que des animaux seront sacrifiés. Rendez-vous est pris !
JOUR 4
A la recherche de la plage de Nihi
Nous nous levons dès 5h00 (sans les enfants) pour assister Anaïs et moi au lever du jour sur ce site incroyable où se trouve notre Lodge. Difficile de ne pas succomber devant la beauté naturelle des lieux. Le spectacle est sublime. La lumière est incroyable et il règne un calme absolu. Des juments et leurs poulains paissent devant notre bungalow. Comme le sentiment d’être là où nous devons être… devant ce spectacle unique, simple et saisissant.

Les enfant se lèvent quand nous rentrons au Lodge. Après un super petit déjeuner, nous nous mettons en route en scooters loués par l’intermédiaire de Yohan (8 € par jour et par scooter). Notre objectif ? Dénicher la célèbre et très confidentielle plage de Nihi Beach sur la côte sud-ouest.
Il nous faut du temps pour y arriver mais à force de persévérance nous y parvenons. Aucune indication et l’accès n’est vraiment pas évident. Nous traversons des rizières où des buffles énormes se promènent sans se soucier de nous et nous arrivons enfin sur la plage.

Les mots ne suffisent pas à décrire cette merveille. La plage est immense (2,5 km), vierge et somptueuse, et l’on comprend très vite pourquoi elle est si prisée des célébrités. On devine au loin le Resort Nihi Sumba, cet hôtel haut de gamme qui accueille nombre de stars internationales. Nous marchons sur la plage pendant un long moment et un garde vient à notre rencontre pour nous demander gentiment de ne pas nous diriger vers l’hôtel. Un très célèbre footballeur y a élu domicile quelques jours avec sa famille 🤫. Nous faisons mine de ne pas comprendre ce qu’il nous dit et continuons à marcher sur la plage. Il laisse tomber l’affaire.
Aujourd’hui encore la sensation de béatitude que nous avons ressenti demeure en nous. Notre seul regret et qu’en cette saison, les vagues étaient trop importantes pour se baigner. C’est un spot recherché par les surfeurs .

Nous reprenons la route en direction cette fois de la plage de Marosi. Là aussi, nous sommes conquis. Sumba compte parmi les plus belles plages du monde et cela tient sans doute au fait qu’elles sont sauvages et préservées.
De retour au Lodge, il est temps d’enfiler des tenues traditionnelles pour nous rendre à la cérémonie de mariage. A 17h00, nous nous rendons chez les parents du marié où tous les invités se sont donnés rendez-vous. Sous les regards amusés des locaux, nous buvons un thé et dégustons quelques pâtisseries. Les invités arrivent progressivement, les bras chargés de cadeaux. A Sumba, les cadeaux sont plutôt volumineux. Oubliez la porcelaine et les objets déco, ici on offre des chevaux, des chiens, des cochons et des buffles ! Ces animaux constitueront le cheptel des jeunes mariés et certains seront sacrifiés à l’occasion des festivités. En début de soirée, nous sommes invités à manger un peu de riz accompagné de viande .


Vers 19h00, la procession d’invités se met enfin en route en direction de la maison des parents de la mariée. Convives et animaux marchent environ 20 minutes avant d’arriver à destination. Entre les chevaux qui cabrent, les chiens qui aboient et les cochons qui grognent notre procession est plutôt folklorique.
En arrivant dans la famille de la mariée, nous sommes invités à nous asseoir sous des tentes où du thé nous est proposé. Nous sommes ici plus de deux cents. Les indonésiens savent que la séquence va durer longtemps. Ils ont apporté des cartes pour passer le temps et jouent de l’argent en fumant cigarettes sur cigarettes. De longues discussions débutent entre le marié et sa belle famille par l’intermédiaire de médiateurs qui représentent les deux parties. L’objectif ? S’entendre sur le nombre et les espèces d’animaux offerts à la famille de la mariée et choisir ceux qui seront sacrifiées pour la cérémonie.
Ce n’est que vers 22h00 qu’un accord est enfin trouvé. On sent une agitation dans la foule. La cérémonie va enfin débuter et avec elle, les rites sacrificiels. De nombreux convives convergent vers le centre de l’esplanade où sont amenés un chien et deux cochons. Nous avons à peine le temps de comprendre ce qui se trame que le chien est égorgé sous nos yeux 😱. Les cochons sont suspendus par les pattes avant et un sabre leur est enfoncé en plein cœur. Les animaux sont immédiatement brûlés pour être débarrassés de leurs poils puis sont grossièrement découpés. Des sages lisent l’avenir dans les reins extraits des carcasses encore fumantes. L’odeur du sang est très forte et il faut souvent détourner les yeux.

Les animaux sacrifiés sont rapidement cuits en ragout et servis aux invités. Nos enfants savaient que des animaux allaient être sacrifiés. Nous les avions prévenus. Ils ont choisi d’assister à cette cérémonie sans jugement et en essayant de comprendre cette culture si différente de la notre. Ils n’ont pas été choqués mais tous ne réagiraient peut-être pas de la même manière car les scènes sont assez violentes. Ils ont ont eu besoin de reparler de cette cérémonie durant toute la soirée pour échanger sur leurs émotions et ressentis.
La cérémonie est violente et révèle le rapport que les sumbanais entretiennent avec la mort. Ici, ce n’est pas un tabou. La mort fait partie intégrante du quotidien. Après les sacrifices, nous choisissons de rentrer nous coucher car le repas n’est servi que très tard et nous voulons profiter de la journée du lendemain. Je ne vous cache pas non plus que la perspective de manger le chien ne me tentait pas plus que cela 🫣. Le chef du village tenait absolument à ce que je partage mon repas avec lui.
JOUR 5
Après la journée d’hier consacrée à la recherche des plus belles plages de l’île et sans doute du monde, nous partons aujourd’hui vers ce qui fait également la réputation de l’île : ses cascades.
Après plusieurs kilomètres en scooters nous arrivons à la cascade de Waikelo Sawah. Elle a été canalisée pour irriguer les rizières des alentours. La cascade est très belle mais c’est surtout la vie quotidienne qui s’organise autour qui retient notre attention. Le village tout entier semble s’y être donné rendez-vous. Les femmes lessivent le linge dans un lavoir, les hommes travaillent dans les rizières et les enfants se baignent en riant. En occident, cette scène collective appartient au passé. Tous sont joyeux. Nous avons adoré observer cette scène de vie et partager un peu du quotidien des locaux.

Après un long moment passé parmi les villageois, nous reprenons la route en direction des bassins aménagés non loin de là. La cascade de Waikelo permet l’irrigation des rizières et des bassins de rétention ont été aménagés. Nichée au milieu de ce tableau vert intense, au milieu des arbres, se trouve la cascade Wee Kacura (Wik Kakura).
On peut stationner facilement en bord de route et marcher quelques minutes pour arriver sur place. Le spot est un lieu fréquenté par les amoureux qui viennent parler de nombreuses heures dans un décor idyllique. Notre drone, perdu dans les eaux polynésiennes, nous manque car cette cascade s’apprécierait d’autant plus si nous prenions un peu de hauteur.

Nous reprenons la route en direction du village de Praijing. Il abrite les maisons à l’architecture traditionnelle de Sumba et est aménagé pour l’accueil des touristes. D’ordinaire ce n’est pas ce que nous recherchons mais c’est le village natal d’Imelda, notre hôte, et nous avons donc choisi de nous y rendre. Nous ne le regrettons car il n’y avait sur place que très peu de touristes et le lieu est particulièrement photogénique.

Nous prenons ensuite la direction de Watu Bela Beach et arrivons sur place quelques instants avant le coucher de soleil. C’est sans doute l’un des sunsets parmi les plus écarlates que nous ayons jamais vu. La plage est réputée et pas mal d’indonésiens viennent pour pique-niquer. Le spot vaut largement le détour et aurait mérité que nous y restions plus longtemps mais nous sommes attendus pour notre dernière soirée chez Imelda et Yohan.

Où manger et dormir ?
Le KETANU BAMBOU LODGE, qui est tenu par deux français, vient d’ouvrir ses portes et nous souhaitons tester le restaurant. Cet hôtel-restaurant haut de gamme est situé en bord de plage avec suffisamment de hauteur pour rendre le panorama exceptionnel. L’architecture des lieux est inspirée du style balinais. Il n’y a aucun mur et toute la structure repose sur d’immenses piliers de bambou. Tout est ouvert et aéré. Nous y avons passé un très bon moment en compagnie de Stéphane, le gérant. Pour ce qui est des chambres, ce n’est évidemment pas dans notre budget tourdumondiste puisqu’il faut compter environ 180 € la nuit.

JOUR 6
En direction de Waingapu en passant par
les collines de Wairinding
Tristesse et mélancolie sont les deux sentiments qui caractérisent cette journée car nous avons le cœur lourd à l’idée de quitter Yohan et Imelda, de laisser derrière nous ce coin de paradis où nous nous sommes sentis si bien. 😢 Nous devions partir en matinée mais décidons de repousser notre départ en milieu d’après-midi.
Direction Waingapu, notre dernière étape sumbanaise. Nous profitons au maximum des bonnes ondes de ce lieu incroyable avant de reprendre l’aventure.
Nous organisons notre transfert en voiture vers Waingapu par l’intermédiaire de Yohan et Imelda pour 34 €. Sur la route, le chauffeur nous arrête sur les collines de Wairinding pour nous permettre de profiter de ce panorama propre à Sumba. Des vallées arides et des formations rocheuses s’étendent à perte de vue. Si nous revenons, nous nous organiserons pour y faire quelques randonnées.

Nous arrivons à Waingapu en début de soirée et dormons deux nuits à l’HOTEL CASA KANDARA (122 € les deux nuits avec petits-déjeuners pour deux chambres doubles). La piscine de l’hôtel est magnifique et la carte du restaurant est très sympa.
JOUR 7
Des savanes de Puru Kambera à la cascade de Tanggedu
Nous avons réservé des scooters par l’intermédiaire de l’hôtel mais nous apprenons au petit-déjeuner qu’aucun casque n’est disponible. Pas de casque, pas de scooter ! Du coup, nous renonçons à la location et préférons une voiture avec chauffeur. Nous la réservons par l’intermédiaire de l’hôtel pour une trentaine d’euros la journée.
La région de Waingapu est célèbre pour ses savanes qui rappellent l’Afrique. Nous prenons la route en direction de Puru Kambera. Ici, la luxuriance de la végétation tropicale laisse place à des plaines arides. Elles ressemblent à s’y méprendre au décor du Roi Lion à la différence que l’océan borde les savanes et que l’on ne trouve ici ni lions ni girafes mais des hordes de chevaux sauvages. C’est splendide 😍. Dépaysement garanti. Nous poussons notre route jusqu’à l’océan pour une baignade bien méritée car il fait vraiment très chaud.

Nous prenons ensuite la direction de la cascade de Tanggedu. La route est superbe et nous n’avons croisé que des vaches et des chevaux sauvages. En descendant dans le canyon où se trouve la cascade, nous pensons forcément aux wadis Jordaniens. Quel contraste entre l’aridité de la vallée et les cascades, les rivières et les piscines naturelles qui s’offrent à nous ! Nous sommes restés pas mal de temps ici à nous baigner devant les regards amusés des locaux. Cette cascade est sans doute la plus belle de Sumba.

Nous rentrons tranquillement à l’hôtel pour profiter de la piscine et préparer notre transfert sur l’île de Florès.
JOUR 8
Notre départ de Sumba est prévu par le ferry de nuit qui part de Waingapu. Nous avons réservé les billets par l’intermédiaire d’une amie d’Imelda, notre hôte à Waikabubak. Cinq billets dits « VIP »car nous sommes supposés avoir une cabine familiale. On ne va pas être déçus… 😂 Nous devons arriver à Florès vers 5h00 du matin.
Avant de partir, nous partons assister à un dernier coucher de soleil sur la plage de Walakiri. A marée haute, la légende dit que les arbres dansent sur la mer car la mangrove s’y reflète. C’est le mouvement de l’eau qui donne cette impression. Pas de chance pour nous car c’est marée basse 😞. La plage vaut le détour pour la couleur de son sable particulièrement mis en valeur avec le chatoiement de la golden hour.

Malgré la marée basse, nous profitons des silhouettes de la mangrove et du sentiment de bout du monde. Cette plage est surtout fréquentée par des sumbanais. Une famille nous invite à sa table pour dîner. Qui ferait ça en France ? Nous ne pouvons malheureusement pas nous attarder car nous devons prendre le ferry. Nous revenons donc à l’hôtel pour récupérer nos sacs à dos.

Nous embarquons aux alentours de 20h00 pour un départ prévu à 22h00. Pour arriver à l’étage des cabines nous passons par les cales. Des indonésiens sont assis par terre avec leurs chevaux. Nous échangeons quelques mots avec eux et ils s’amusent de notre étonnement de les voir s’installer en cale avec leur bétail. Avec ce genre de moment, prendre un ferry en Indonésie c’est un voyage dans le voyage 😉.
En arrivant à bord, nous demandons la direction des « cabines VIP » puisque c’est ce que l’on nous avait promis. Face à la surprise des voyageurs locaux, nous comprenons assez vite que la notion de « cabines VIP » ne revêt pas le même sens pour nous que pour eux… Alors qu’on s’attendait à des cabines privatives, nous nous retrouvons dans une salle de plus de 60 personnes… Ambiance ! Les plus jeunes pleurnichent, les adultes écoutent de la musique locale ou scrollent sans écouteur. Le voyage s’annonce épique.
Les enfants et nous sommes finalement morts de rire face à cette situation. Nous nous installons sur les lits en hauteur après avoir croisé un cafard. Contre toute attente, nous avons passé une excellente nuit en étant bercés par les flots. Elle était juste un peu courte. Nous sortons du ferry vers 5h00 du matin.
C’est le cœur lourd que nous laissons Sumba derrière nous. On ne le dira jamais assez mais cette île est bouleversante. Aujourd’hui encore on l’évoque avec des étoiles dans les yeux tant les moments passés là-bas ont été précieux.

BILAN
Ce que nous avons aimé :
✅ Tourisme très limité contrairement à Bali et à Florès.
✅ Découverte de la culture Marapu.
✅ Sites naturels d’exception.
Ce que nous avons moins aimé :
❌ Déplacements longs et fatigants surtout en scooter.
❌ Prix excessif des voitures avec chauffeurs car il y a très peu d’offre. Jusqu’à 75€ par jour !
Prochaine étape : L’île de Florès.

INDONÉSIE – FLORÈS (Étape 7)
De l’Est sauvage à l’Ouest touristique
L’île de Flores séduit par ses paysages volcaniques spectaculaires, ses lacs multicolores et ses panoramas préservés. Du Kelimutu aux villages traditionnels ngada, en passant par le parc de Komodo chaque étape révèle une culture très riche. Plus touristique que Sumba, elle offre tout de même un cadre authentique et sauvage. C’est le paradis des voyageurs en quête d’aventure et des amateurs de plongées.
Tous nos articles sur l’Indonésie :

INDONÉSIE
Itinéraire, Budget & Conseils pratiques
Anaïs et moi, nous vous racontons nos 2 mois passés en Indonésie avec nos 3 enfants. On partage nos itinéraires précis, nos budgets, bons plans et erreurs à éviter.

INDONESIE – SUMATRA (Etape 1)
Trek des orang-outans
Partir en trek à Bukit Lawang, c’est plonger au coeur de la jungle de Sumatra. Elle résonne des cris d’oiseaux et de singes. Nous découvrons des plantes, des insectes et des animaux sauvages. Puis vient le moment magique où nous croisons un orang-outan dans son habitat naturel. Son regard profond éveille notre lien avec la nature. La marche, parfois dure, nous mène à notre camp au bord de la rivière. Plus qu’une aventure, c’est une rencontre inoubliable avec l’âme de Sumatra.

INDONÉSIE – JAVA (Etape 2)
Yogyakarta : Temples de Borobudur et de Prambanan
A Yogyakarta, chaque journée commence dans le tumulte des marchés et des rickshaws. Au lever du soleil, Borobudur, le plus grand temple hindou du monde, nous offre un instant suspendu entre brume et silence. A Prambanan, les mêmes pierres qu’à Angkor nous murmurent des légendes. Le soir venu, le quartier de Malioboro s’illumine de néons multicolores et les odeurs de satay grillé se mêlent aux bruits de la rue et au flot des passants.

INDONÉSIE – JAVA (Etape 3)
Sunrise sur le Mont Bromo : le plus beau panorama du monde
Situé dans le massif du Tengger, le mont Bromo culmine à 2 329 mètres et reste actif. Des fumerolles de souffre s’élèvent en permanence de son cratère. On vient ici pour admirer au lever du soleil l’une des plus belles vues du monde sur un trio volcanique : le Bromo, le Kursi et le Semeru qui projette son panache de cendres vers le ciel. Une fois le jour levé, nous traversons la caldeira. C’est un vaste désert volcanique d’où l’on gravit le Bromo pour pouvoir contempler ses entrailles fumantes.

A l’aube, une marche dans la nuit noire mène au cœur d’un autre monde. Nous croisons les silhouettes des porteurs de souffre et descendons dans le cratère du Kawah Ijen pour voir les flammes bleues du souffre qui se consume. Nous progressons sur un étroit chemin. Quand le jour se lève, le cratère dévoile une immensité turquoise, le lac le plus acide du monde.

Nusa Lembongan offre de jolis paysages mais les plages sont souvent très fréquentées et la baignade y est rendue difficile par les vagues et les courants. L’île présente une diversité de paysages entre plages, mangroves, forêt tropicale et falaises mais l’ensemble est moins varié que sur d’autres îles. Côté plongée, les fonds sont moins spectaculaires que l’on peut espérer. Ce n’est pas l’île que nous avons préféré mais nous avons pu profiter de la sérénité qui s’en dégage.

INDONÉSIE – SUMBA (Etape 6)
De Tamboloka à Waingapu en passant par Waikabubak
Sumba a été pour nous un vrai coup de ❤️. Nous en avions déjà entendu parler avant notre départ et savions qu’il s’agissait d’une île authentique et épargnée par le tourisme de masse. Nous avons adoré les plages de l’ouest, les cascades de Waikabubak et de Wee Kacura, les savanes et les plaines arides de la région de Waingapu. Cette île sauvage et brute recèle des trésors encore méconnus. Elle est d’ailleurs surnommée « L’île oubliée ». Nous y avons passé huit jours inoubliables.

INDONÉSIE – FLORES (Etape 7)
De l’Est sauvage à l’Ouest touristique
L’île de Flores séduit par ses paysages volcaniques spectaculaires, ses lacs multicolores et ses panoramas préservés. Du Kelimutu aux villages traditionnels ngada, chaque étape révèle une culture très riche. Plus touristique que Sumba, elle offre tout de même un cadre authentique et sauvage. C’est le paradis des voyageurs en quête d’aventure et des amateurs de plongées.

INDONÉSIE – BALI (Etape 8)
Bali côté terre, Ubud, Sidemen, Jatiluwith & Munduk
Nous craignions d’être déçus par une île submergée par le tourisme mais nous sommes tombés sous le charme. Au-delà des zones touristiques, « l’île aux mille temples » présente une culture d’une grande spiritualité, des rizières en terrasses parmi les plus belles du monde, des temples hindous incroyables et des cérémonies rituels qui sont autant d’expériences immersives inoubliables.

INDONÉSIE – SULAWESI SUD (Etape 9)
Séjour dans le paysage karstique de Ramang-Ramang
Nous sommes dans le Sulawesi Sud, une province connue pour sa richesse culturelle et la beauté sauvage de ses paysages. Il faut prévoir du temps car les distances sont longues et les routes particulièrement sinueuses. Contrairement à Bali ou à Java, nous n’allons croiser ici que peu de touristes. C’est un territoire authentique et préservé. Avant d’aller à la rencontre des toraja, le peuple qui vit avec les morts, nous passons un jour à Ramang Ramang. Entre la visite du site préhistorique de Situs Karama, la randonnée au lac des anges, la visite du village de Berua et de Stone Fields, le programme est riche.

INDONÉSIE – SULAWESI SUD (Etape 10)
Rencontre incroyable avec le peuple Toraja
Nous sommes toujours dans le Sulawesi Sud mais cette fois sur les terres du peuple Toraja, le peuple qui vit avec la mort. Entre cérémonies funéraires et sacrifices d’animaux, nous entrons dans un univers où les montagnes sacrées, les maisons tongkonan et les rituels ancestraux racontent un rapport à la mort d’une rare humanité.

INDONÉSIE – SULAWESI SUD-EST (Etape 11)
5 jours dans les archipels de Labengki & Sombori
Après notre périple en pays Toraja dans le Sulawesi Sud, nous restons sur l’île de Sulawesi mais faisons route vers le Sud-Est. Notre objectif ? Visiter les archipels de Labengki et Sombori que l’on surnomme « Les petits Raja Ampat » en raison de la similarité qu’ils présentent avec cet archipel situé à l’extrémité Nord Ouest de la province de Papouasie occidentale. On trouve à Labengki et Sombori les mêmes îlots karstiques, les mêmes récifs coralliens et lagons turquoises. Un vrai paradis ! 🤩


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