ILE DE JAVA
CONSEILS PRATIQUES POUR L’ASCENSION DU VOLCAN BROMO

Crédits photos : stéphanegounon
Durée sur place (Période) : 2 jours (Juillet 2025).
Dernière mise à jour de l’article : Septembre 2025.
Temps de lecture : 6 minutes.
Comment se rendre au volcan Bromo ?
C’est en train que nous quittons la ville de Yogyakarta (voir notre article) pour nous rendre à Tosari. Après un trajet de 5h30, le train nous dépose à la gare de Probolinggo (prix du transport variable de 3 à 10 € en fonction du nombre de personnes ; réservation faite sur ticket.com). Nous arrivons de nuit et un van privé réservé à l’avance vient nous chercher à la gare pour nous amener à l’hôtel. Après deux heures d’une route de montagne assez sinueuse, nous arrivons enfin à Tosari. Nous sommes à l’Est de java dans la province de Java Timur.
Nous prenons rapidement possession de nos chambres à l’Hotel Lereng Bromo car la nuit va être courte : pas plus de quatre heures. Nous nous couchons vers 11h00 et nous nous réveillons à 3 heures pour partir en 4×4 en direction du Mont Penanjakan également connu sous le nom de King Kong Hill. C’est de là que nous verrons le soleil se lever sur le volcan Bromo (durée du trajet depuis l’hôtel : 30 min.). Nos enfants de 16, 14 et 12 ans tiennent le coup mais il faut dire qu’ils ont l’habitude. Nous aurions peut-être pu partir un peu plus tard car nous arrivons au Mont Penanjakan deux bonnes heures avant que le soleil ne se lève aux environs de 6h00. D’un autre côté, il y a vraiment beaucoup de monde et il faut anticiper d’éventuels embouteillages. Car oui, on peut parler d’embouteillages sachant que des centaines de 4×4 convergent vers le Mont Penanjakan. Notre chauffeur a du mal à trouver une place à se garer le long de la route. Une fois descendus du véhicule, il ne faut que quelques minutes pour monter sur les bords du cratère et trouver une place pour attendre que le soleil se lève. Prévoyez de quoi vous couvrir car il fait froid. En juillet, la température est comprise entre 7 et 12°C mais la sensation de froid est accentuée par le vent et l’humidité. Des marchands louent des tapis pour pouvoir s’asseoir par terre sans se salir.
Attention : Des personnes malveillantes rackettent les chauffeurs et il vaut mieux passer par un prestataire privé réservé à l’avance. Nous avons trouvé notre prestataire en passant par notre hôtel.
Infos pratiques : Durée sur place : 1h30. Prix : 800 000 IDR (42 €) pour le transport en 4×4 et 255 000 IDR / pers. pour l’entrée au Bromo (13,5 €). Pensez à prendre des vêtements chauds, une lampe frontale, des chaussures de randonnée (ou au moins des baskets) et de quoi boire et manger.
Une fois le soleil levé, nous restons 1h30 environ à admirer le panorama. La brume cache malheureusement la base des volcans mais c’est tout de même magique. Au centre, le cône fumant du Bromo attire tous les regards. Derrière lui, le Kursi se dessine dans l’ombre. En arrière plan, le Semeru, le plus haut sommet de Java (3 676 m.), domine l’horizon et projette toutes les trente minutes ses panaches de cendres vers le ciel. Le panorama est incroyable. C’est presque irréel. Les trois volcans se trouvent au centre d’une vaste mer de sable. C’est une caldeira de 10 kilomètres de diamètre appelée The sea of sand. Ce site fait incontestablement partie du top ten de tous les paysages que nous avons pu contempler !


@stéphanegounon
Vers 7h30, nous repartons en 4×4 vers le cratère du Bromo. Il a été baptisé ainsi en l’honneur de Brahma, le Dieu créateur de la religion hindouiste. Il y a tellement de véhicules pour acheminer les touristes que nous devons attendre une heure à l’arrêt avant de pouvoir repartir. Une fois en route, il ne faut que 30 minutes pour arriver au pied du Bromo. Ici aussi, le nombre de touristes est hallucinant. Il y a des centaines de 4×4. Une fois passé le temple hindou Pura Luhur Poten à l’intérieur duquel seuls les pratiquants peuvent entrer, il nous faut 40 minutes pour arriver au sommet à 2 329 mètres (selon votre condition physique, la durée indiquée est comprise entre 30 et 60 minutes). Par pitié, montez à pied et évitez de monter sur le dos des pauvres chevaux que nous avons vu et qui sont manifestement maltraités. O arrive au sommet en gravissant un escalier de 250 marches.


(@stéphanegounon)
Sur notre droite en montant, nous pouvons voir le mont Batok, un ancien volcan éteint de forme conique dont les flancs sont striés de coulées de laves.

Crédits photo : @stéphanegounon
Une fois en haut, nous restons un peu plus de 30 minutes à contempler le cratère. D’importantes vapeurs de souffre sont expulsées des entrailles de la terre. Il faut prendre garde car l’étroit chemin qui longe le haut du cratère de rond n’est pas du tout sécurisé. Le niveau d’alerte 2 a été décrété par les autorités indonésiennes un mois auparavant ce qui signifie que le volcan fait l’objet d’une vigilance accrue. Le sol est déformé par endroits sous l’effet de la pression interne du volcan, l’accès au cratère est interdit et des panaches de fumées montent jusqu’à 700 mètres de haut. C’est d’autant plus impressionnant que les fumées sont expulsées dans un grondement sourd et continu. On dirait que le terre rugit.


Nous rentrons à l’hôtel et y arrivons à 10h30 pour prendre le petit déjeuner. Pas le temps de souffler…. Nous partons vers 12h00 en direction d’un second volcan : le fameux Kawah Ijen.

Bilan
Ce que nous avons aimé :
– Panorama à couper le souffle. Un must !
Ce que nous avons moins aimé :
– Trop grande affluence touristique.
– Conditions météo incertaines : la meilleure période pour se rendre au Bromo est la saison sèche d’avril à octobre. De novembre à mars, c’est la saison des pluies ; les brouillards sont alors fréquents et les températures fraîches avant le lever du soleil.
Adresses
Hébergement et restauration à Tosari :
Nous sommes descendus à l’Hotel Lereng Bromo. Très bel établissement disposant d’une piscine. La restauration est de qualité et le buffet du petit déjeuner est gargantuesque.
Prochaine étape ? Voir le soleil se lever sur le volcan Kawah Ijen.

A l’aube, une marche dans la nuit noire mène au cœur d’un autre monde. Nous croisons les silhouettes des porteurs de souffre et descendons dans le cratère du Kawah Ijen pour admirer les flammes bleues du souffre qui se consume. Un flot ininterrompu de touristes serpente sur l’étroit chemin. Quand le jour se lève, le cratère dévoile une immensité turquoise, le lac le plus acide du monde. C’est réel et puissant même si le flot de touristes nuit grandement à cette belle expérience.
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