INDONESIE
Découvrir Sumba, « l’île oubliée »

Durée sur place (Période) : 8 jours (Juillet).
Dernière mise à jour de l’article : Novembre 2025.
Temps de lecture : 20 minutes.
Crédits photos : @StéphaneGounon
Sumba a été pour nous un gros coup de ❤️. Nous en avions déjà entendu parler avant notre départ et savions qu’il s’agissait d’une île authentique et épargnée par le tourisme de masse. Nous avons adoré les plages de l’ouest, les cascades de Waikabubak et de Wee Kacura, les savanes et les plaines arides de la région de Waingapu. Cette île sauvage et brute recèle des trésors encore méconnus. Elle est d’ailleurs surnommée « L’île oubliée ». Nous y avons passé huit jours inoubliables.
Si vous avez besoin d’aide pour planifier votre voyage,
contactez Anaïs sur sa boite mail
anais-bonnier@orange.fr

Où séjourner à Sumba ?
Notre séjour à Sumba se décompose en trois temps. Nous avons d’abord séjourné deux jours et deux nuits au Mario Hotel and cafe à l’ouest de l’île. Nous avons ensuite mis le cap sur Waikabubak et avons passé deux jours et trois nuits dans un des deux bungalows de Yohann et Ismelda au Sumba voyage villa. Nous avons terminé notre séjour à Waingapu à l’Est de l’île au Casa Kandara (2 nuits).
Comment se rendre à Sumba ?
Nous sommes arrivés en avion à Tambolaka (Ouest de l’île) en provenance de Denpasar à Bali (compter une heure avec la Compagnie Wings Air). Nous sommes repartis en ferry depuis le port de Waingapu (au Nord Est) pour rallier l’île de Florès qui se trouve au nord de Sumba (13 heures de trajet environ).
JOUR 1
Après avoir passé plusieurs jours dans le tumulte du sud de Bali, c’est la quiétude qui nous cueille dès notre descente de l’avion à hélices ATR 72 qui nous a mené à Sumba. Nous sommes à Tambolaka à l’Ouest de l’île. Il est 11h00. Nous prenons un taxi qui nous conduit de l’aéroport au Mario Hotel and cafe (151 € les deux nuits pour deux bungalows avec petits dej). La piscine est digne d’un bassin olympique et que dire de la plage au pied de l’hôtel ? Elle est somptueuse, sauvage et orientée plein ouest. Idéale pour les sunsets ☀️. Par contre, oubliez les bars à cocktails. Sumba est une île préservée et ses plages sont désertes. On peut s’y balader des heures sans croiser personne à part quelques pêcheurs et des chevaux sauvages qui vont se baigner. Car oui, à la différence des autres îles de l’archipel, Sumba compte énormément de chevaux. C’est culturel. Tous les ans, autour de février, des rites sont organisés. Ce sont les « pasolas », des combats traditionnels de cavaliers qui s’affrontent avec des lances. C’est pour cette raison que les chevaux sauvages ou semi sauvages sont présents en nombre sur toute l’île.
Nous avons passé notre première journée à profiter de l’hôtel en alternant piscine et plage. C’est pas toujours facile 😂. Après trois semaines passées avec nos amis à Bali, nous avions besoin de nous reposer. Si vous voulez profiter d’un beau coucher de soleil, dirigez-vous sur le côté gauche de la plage et marchez trente minutes. L’endroit est sublime.


JOUR 2
Casques vissés sur la tête dès 8h00, nous partons en scooters à la découverte de l’île. Les enfants adorent ce type d’échappée. Après quelques jours de répit, ça nous avait manqué ! 🛵🏍️
Infos pratiques : Nous avons réservé les scooters via le Mario hôtel (8€ par jour et par scooter). A noter que les transports publics sont très limités à Sumba.
C’est parti pour plus de cent kilomètres de route. On rattrape le programme de la veille où on a chillé mais franchement il vaut mieux le faire sur deux jours. Les routes sont belles mais cent kilomètres en scooter, ça use. 😓
Premier arrêt dans une école à Tambolaka où la majorité des écoliers semble ne jamais avoir vu d’occidentaux. Côte de popularité digne de celle de Mbappé 😎🙌. On a mis un sacré bazar dans l’école mais les sourires des enfants en valent largement la peine et les enseignants nous ont super bien accueillis. Nous parlons de la France et personne ne semble vraiment savoir où se trouve ce mystérieux pays.
Deuxième arrêt au Waikuri Lagoon à 42 kilomètres de Tambolaka. Pas facile à trouver mais la route pour y arriver est magnifique. Nous traversons de modestes villages où vivent des ouvriers agricoles. Il ne faut pas hésiter à s’arrêter pour demander sa route car il y a peu de panneaux de signalisation. Pour nous aider à trouver notre chemin, deux jeunes enfourchent leurs motos et nous escortent pour quelques roupies. Le lagon est incroyable. L’océan et l’eau douce se mélangent dans cette piscine naturelle. C’est un spot incontournable. ❤️

Après une pause baignade rafraîchissante et bien méritée, nous mettons le cap sur Mandorak Beach. Après un mois en Polynésie française, nous craignions d’être déçus par les plages indonésiennes. Il n’en est rien. C’est même l’une des plus belles plages de notre tour du monde.
Troisième arrêt à l’Est de l’île dans le village de Ratenggaro qui est célèbre pour ses maisons traditionnelles appelées Uma. Le village se situe sur la côte et offre une vue superbe sur l’océan. L’identité culturelle est ici très forte. Les habitants suivent des traditions ancestrales et sont encore fortement imprégnés de croyances animistes. Comme ils mâchent toute la journée des noix d’Arec et des feuilles de bétel, leurs bouches sont rouge sang. C’est impressionnant au premier abord. Et que dire des Uma ? Ce sont des maisons en bambous coiffées de toitures en chaume de 15 à 20 mètres de haut. La hauteur des toits n’a pas vocation esthétique mais révèle le niveau du statut social de chaque habitant. Nous avons eu le privilège de pouvoir y entrer. Devant les maisons et à l’entrée du village se trouvent des tombes mégalithiques sur lesquelles des rituels ont toujours lieu. Il y en aurait plus de trois cents.


Après cette visite, le temps est venu de rentrer à l’hôtel. Trois heures de scooters, c’est un peu long (en voiture ce serait plutôt deux heures d’après des sources locales). Nous sommes arrivés vers 19h00 avec des étoiles pleins les yeux 🤩 et convaincus que venir à Sumba était une excellente décision 🥰.
JOUR 3
Aujourd’hui, nous partons en direction de la région de Waikabubak qui est réputée pour abriter l’une des plus belles et des plus confidentielles plages du monde : Nihi Beach. C’est sur cette plage que se trouve le NIHI Sumba, un hôtel très haut de gamme où des people viennent se réfugier à l’abri des regards.
Nous avons organisé notre transfert en voiture de Tambolaka à Waikabubak en passant par l’hôtel Mario (34 € pour nous 5).
Après un passage par les formations rocheuses spectaculaires de Karuni, nous arrivons chez Yohan et Imelda au Sumba voyage villa (3 nuits pour 197 € avec petits déjeuners ; Réservation sur Booking). Le charme opère immédiatement. Aucun bruit sinon celui des chevaux qui se promènent en liberté devant le Lodge. Les logements sont géniaux 🤩 et l’accueil l’est tout autant. Nous sommes sous le charme de ce petit coin de paradis. Perchés sur une colline, les deux bungalows de l’établissement dominent l’océan. Nous passons notre fin de journée à nous imprégner de l’ambiance si particulière de ce lieu et à sympathiser avec nos hôtes. Les enfants préparent la coco râpée. Très vite Yohan (« Papa Yohana » pour les intimes) nous parle de la culture animiste et des croyances ancestrales de ce peuple qui le rendent unique au monde. Il nous explique que le lendemain il est convié à un mariage traditionnel et que les mariés seraient enchantés que nous venions. Nous sautons sur l’occasion de découvrir les coutumes locales et achetons sur les conseils de Yohan du café et du sucre en guise de cadeaux. Yohan nous prévient que des animaux seront sacrifiés. Rendez-vous est pris !
JOUR 4
Nous nous levons dès 5h00 (sans les enfants) pour assister Anaïs et moi au lever du jour sur ce site incroyable. Difficile de ne pas succomber devant la beauté naturelle des lieux. Le spectacle est sublime. Des juments et leurs poulains paissent devant notre bungalow. Nous sommes là où nous devons être et profitons paisiblement de ce spectacle unique, simple et saisissant.

Les enfant se lèvent quand nous rentrons. Après un super petit déjeuner, nous nous mettons en route en scooters loués par l’intermédiaire de Yohan (8 € par jour et par scooter). Notre objectif ? Dénicher la célèbre et très confidentielle plage de Nihi Beach sur la côte sud-ouest. Il nous aura fallu du temps pour y arriver mais à force de persévérance nous y parvenons. L’accès terrestre n’est vraiment pas évident. Des buffles énormes se promènent librement dans les rizières qui descendent jusqu’à la plage.

Les mots ne suffisent pas à décrire cette merveille. La plage est immense (2,5 km), vierge et somptueuse, et l’on comprend très vite pourquoi elle est si prisée des célébrités. On devine au loin le Resort Nihi Suma, cet hôtel haut de gamme qui accueille nombre de stars internationales. Nous marchons sur la plage pendant un long moment et un garde vient à notre rencontre pour nous demander gentiment de ne pas nous diriger vers l’hôtel. Un très célèbre footballeur y a élu domicile quelques jours avec sa famille. Aujourd’hui encore la sensation de béatitude que nous avons ressenti demeure en nous. Notre seul regret et qu’en cette saison, les vagues étaient trop importantes pour se baigner. C’est un spot recherché par les surfeurs .

Nous reprenons la route en direction cette fois de la plage de Marosi. Là aussi, nous sommes conquis. Sumba compte parmi les plus belles plages du monde et cela tient sans doute au fait qu’elles sont sauvages et préservées.
De retour au Lodge, il est temps d’enfiler des tenues traditionnelles pour nous rendre à la cérémonie de mariage. A 17 heures, nous nous rendons chez les parents du marié où tous les invités se sont donnés rendez-vous. Sous les regards amusés des locaux, nous buvons un thé et dégustons quelques pâtisseries. Les invités arrivent progressivement, les bras chargés de cadeaux. A Sumba, les cadeaux sont plutôt volumineux. Oubliez la porcelaine et les objets déco, ici on offre des chevaux, des chiens, des cochons et des buffles ! Ces animaux constitueront le cheptel des jeunes mariés et certains seront sacrifiés à l’occasion des festivités. En début de soirée, nous sommes invités à manger un peu de riz accompagné de viande et sommes surpris qu’un repas soit servi avant la cérémonie.



Vers 19 heures, la procession d’invités se met enfin en route en direction de la maison des parents de la mariée. Convives et animaux marchent environ 20 minutes avant d’arriver à destination. Entre les chevaux qui cabrent, les chiens qui aboient et les cochons qui grognent notre procession est plutôt folklorique. En arrivant dans la famille de la mariée, nous sommes invités à nous asseoir sous des tentes où du thé nous est proposé. Nous sommes ici plus de deux cents. Les indonésiens savent que la séquence va durer longtemps. Ils ont apporté des cartes pour passer le temps et jouent de l’argent en fumant cigarettes sur cigarettes. De longues discussions débutent entre le marié et sa belle famille par l’intermédiaire de médiateurs qui représentent les deux parties. Objectif : s’entendre sur le nombre et les espèces d’animaux offerts à la famille de la mariée et choisir ceux qui seront sacrifiées pour la cérémonie. Ce n’est que vers 22 heures qu’un accord est enfin trouvé. On sent une agitation dans la foule. La cérémonie va enfin débuter et avec elle, les rites sacrificiels. De nombreux convives convergent vers le centre de l’esplanade où sont amenés un chien et deux cochons. Nous avons à peine le temps de comprendre ce qui se trame que le chien est égorgé sous nos yeux 😱. Les cochons sont suspendus par les pattes avant et un sabre leur est enfoncé en plein coeur. Les animaux sont immédiatement brûlés pour être débarrassés de leurs poils puis sont grossièrement découpés. Des sages lisent l’avenir dans les reins extraits des carcasses encore fumantes. L’odeur du sang est très forte et il faut souvent détourner les yeux. Les animaux sacrifiés sont rapidement cuits en ragout et servis aux invités. Nos enfants savaient que des animaux allaient être sacrifiés. Nous les avions prévenus. Ils ont choisi d’assister à cette cérémonie sans jugement et en essayant de comprendre cette culture si différente de la nôtre. Ils n’ont pas été choqués mais tous ne réagiraient peut-être pas de la même manière car les scènes sont assez violentes. Ils ont ont eu besoin de reparler de cette cérémonie durant toute la soirée pour échanger sur leurs émotions et ressentis.
Si la cérémonie est violente et révèle le rapport que les sumbanais entretiennent avec la mort. Ici, ce n’est pas un tabou. La mort fait partie intégrante du quotidien. Après les sacrifices, nous choisissons de rentrer car le repas n’est servi que très tard et nous voulons profiter de notre journée du lendemain. Je ne vous cache pas non plus que la perspective de manger le chien ne nous tentait pas plus que cela 🫣.
JOUR 5
Après la journée d’hier consacrée à la recherche des plus belles plages de l’île et sans doute du monde, nous partons aujourd’hui vers ce qui fait également la réputation de l’île : ses cascades. Après plusieurs kilomètres en scooters nous arrivons à la cascade de Waikelo Sawah. Elle a été canalisée pour irriguer les rizières des alentours. La cascade est très belle mais c’est surtout la vie qui s’organise autour qui retient notre attention. Le village tout entier semble s’y être donné rendez-vous. Les femmes lessivent le linge dans un lavoir, les hommes travaillent dans les rizières et les enfants se baignent. En occident, cette scène appartient au passé. Tous sont joyeux. Nous avons adoré observer cette scène de vie et partager un peu du quotidien des locaux.

Après un long moment passé parmi les villageois, nous reprenons la route en direction des bassins aménagés non loin de là. La cascade de Waikelo permet l’irrigation des rizières et des bassins de rétention ont été aménagés. Nichée au milieu de ce tableau vert intense, au milieu des arbres, se trouve la cascade Wee Kacura (Wik Kakura). On peut stationner facilement en bord de route et marcher quelques minutes pour arriver sur place. Le spot est un lieu fréquenté par les amoureux qui viennent parler de nombreuses heures dans un décor idyllique. Notre drone, perdu dans les eaux polynésiennes, nous manque car cette cascade s’apprécierait d’autant plus si nous prenions un peu de hauteur.

Nous reprenons la route en direction du village de Praijing. Il abrite les maisons à l’architecture traditionnelle de Sumba et est aménagé pour l’accueil des touristes. D’ordinaire ce n’est pas ce que nous recherchons mais c’est le village natal d’Imelda, notre hôte, et nous avons donc choisi de nous y rendre. Nous ne le regrettons car il n’y avait sur place que très peu de touristes et le lieu est particulièrement photogénique.

Nous prenons ensuite la direction de Watu Bela Beach et arrivons sur place quelques instants avant le coucher de soleil. C’est sans doute l’un des sunsets parmi les plus écarlates que nous ayons jamais vu. La plage est réputée et pas mal d’indonésiens s’y pressent sans que ce ne soit la foule. Le spot vaut largement le détour et aurait mérité que nous y restions plus longtemps mais nous sommes attendus pour notre dernière soirée chez Imelda et Yohan.

Où manger et dormir ?
Le Ketanu Bambou Lodge, qui est tenu par deux français, vient d’ouvrir ses portes et nous souhaitons tester le restaurant. Cet hôtel-restaurant haut de gamme est situé en bord de plage avec suffisamment de hauteur pour rendre le panorama exceptionnel. L’architecture du restaurant est inspirée du style balinais. Il n’y a aucun mur et toute la structure repose sur d’immenses piliers de bambou. Tout est ouvert et aéré. Nous y avons passé un très bon moment en compagnie de Stéphane, le gérant. Pour ce qui est des chambres, ce n’est évidemment pas dans notre budget tourdumondiste puisqu’il faut compter environ 180 € la nuit… mais elles sont superbes.
JOUR 6
Tristesse et mélancolie sont les deux sentiments qui caractérisent cette journée car nous avons le coeur lourd à l’idée de quitter Yohan et Imelda, de laisser derrière nous ce coin de paradis où nous nous sommes sentis si bien. 😢 Nous devions partir en matinée mais décidons de repousser notre départ en milieu d’après-midi. Direction Waingapu, notre dernière étape sumbanaise. Nous profitons au maximum des bonnes ondes de ce lieu incroyable avant de reprendre l’aventure.
Nous organisons notre transfert en voiture par l’intermédiaire de Yohan et Imelda pour 34 €. Sur la route, le chauffeur nous arrête sur les collines de Wairinding pour nous permettre de profiter de ce panorama propre à Sumba. Des vallées arides et des formations rocheuses s’étendent à perte de vue. Si nous revenons, nous nous organiserons pour y faire quelques randonnées.

Nous arrivons à Waingapu en début de soirée et dormons deux nuits à l’hôtel Casa Kandara (122 € les deux nuits avec petits-déjeuners pour deux chambres doubles). La piscine de l’hôtel est magnifique et la carte du restaurant est très sympa.
JOUR 7
Nous avons réservé des scooters par l’intermédiaire de l’hôtel mais nous apprenons au petit-déjeuner qu’aucun casque n’est disponible. Pas de scooters sans casque !! Du coup, nous renonçons à la location et préférons une voiture avec chauffeur. Nous la réservons par l’intermédiaire de l’hôtel pour une trentaine d’euros la journée.
La région de Waingapu est célèbre pour ses savanes qui rappellent l’Afrique. Nous prenons la route en direction de Puru Kambera. Ici, la luxuriance de la végétation tropicale laisse place à des plaines arides. Elles ressemblent à s’y méprendre au décor du Roi Lion à la différence que l’océan borde les savanes et que l’on ne trouve ici ni lions ni girafes mais des hordes de chevaux sauvages. C’est splendide 😍. Dépaysement garanti. Nous poussons notre route jusqu’à l’océan pour une baignade bien méritée car il fait vraiment très chaud.
Nous prenons ensuite la direction de la cascade de Tanggedu. La route est superbe et nous n’avons croisé que des vaches et des chevaux sauvages. En descendant dans le canyon où se trouve la cascade, nous pensons forcément aux wadis Jordaniens. Quel contraste entre l’aridité de la vallée et les cascades, les rivières et les piscines naturelles qui s’offrent à nous ! Nous sommes restés pas mal de temps ici à nous baigner devant les regards amusés des locaux. Cette cascade est sans doute la plus belle de Sumba.


Nous rentrons tranquillement à l’hôtel pour profiter de la piscine et préparer notre transfert sur l’île de Florès.
JOUR 8
Notre départ de Sumba est prévu par le ferry de nuit qui part de Waingapu. Nous avons réservé les billets par l’intermédiaire d’une amie d’Imelda, notre hôte à Waikabubak. Cinq billets dits « VIP »car nous sommes supposés avoir une cabine familiale. On ne va pas être déçus… 😂 Nous devons arriver à Florès vers 5 heures du matin.
Avant de partir, nous partons assister à un dernier coucher de soleil sur la plage de Walakiri. A marée haute, la légende dit que les arbres dansent sur la mer car la mangrove s’y reflète. C’est le mouvement de l’eau qui donne cette impression. Pas de chance pour nous car c’est marée basse 😞. La plage vaut le détour pour la couleur de son sable particulièrement mis en valeur avec le chatoiement de la golden hour. Malgré la marée basse, nous profitons des silhouettes de la mangrove et du sentiment de bout du monde. Cette plage est surtout fréquentée par des sumbanais. Une famille nous invite à sa table pour dîner. Qui ferait ça en France ? Nous ne pouvons malheureusement pas nous attarder car nous devons prendre le ferry. Nous revenons donc à l’hôtel pour récupérer nos sacs à dos.


Nous embarquons aux alentours de 20 heures pour un départ prévu à 22 heures. Pour arriver à l’étage des cabines nous passons par les cales. Des indonésiens sont assis par terre avec leurs chevaux. Nous échangeons quelques mots avec eux et ils s’amusent de notre étonnement de les voir installés en cale avec leur bétail. Avec ce genre de moment, prendre un ferry en Indonésie c’est un voyage dans le voyage 😉. En arrivant à bord, nous demandons la direction des « cabines VIP » puisque c’est ce que l’on nous avait promis. Face à la surprise des voyageurs locaux, nous comprenons assez vite que la notion de « cabines VIP » ne revêt pas le même sens pour nous que pour eux… Alors qu’on s’attendait à des cabines privées de 2 ou 4 personnes comme nous en avons déjà réservées, nous nous retrouvons dans une cabine privée de 60 personnes… Ambiance ! Les plus jeunes pleurnichent, les adultes écoutent de la musique locale ou scrollent sans écouteurs. Le voyage s’annonce épique. Les enfants et nous sommes finalement morts de rire face à cette situation. Nous nous installons sur les lits en hauteur après avoir croisé un cafard. On sera finalement bien plus que 60 😂. Contre toute attente, nous avons passé une excellente nuit en étant bercés par les flots. Elle était juste un peu courte. Nous sortons du ferry vers 5h00 du matin.
C’est le coeur lourd que nous laissons Sumba derrière nous. On ne le dira jamais assez mais cette île est bouleversante. Aujourd’hui encore on l’évoque avec des étoiles dans les yeux tant les moments passés là-bas ont été précieux.

BILAN
Ce que nous avons aimé :
– Tourisme très limité (contrairement à Bali et à Florès).
– Découverte de la culture Marapu.
– Sites naturels d’exception.
Ce que nous avons moins aimé :
– Déplacements longs et fatigants surtout en scooters.
– Prix des chauffeurs privés excessivement chers car il y a très peu d’offres. Jusqu’à 75€ par jour ! 😱
Prochaine étape : L’île de Florès

INDONESIE – FLORES (Etape 7)
De l’Est sauvage à l’Ouest touristique
L’île de Flores séduit par ses paysages volcaniques spectaculaires, ses lacs multicolores et ses panoramas préservés. Du Kelimutu aux villages traditionnels ngada, chaque étape révèle une culture très riche. Plus touristique que Sumba, elle offre tout de même un cadre authentique et sauvage. C’est le paradis des voyageurs en quête d’aventure et des amateurs de plongées.

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