INDONESIE

Rencontre avec les Toraja
Le Peuple qui vit avec les morts

Durée sur place (Période) : 3 jours (Août 2025).
Dernière mise à jour de l’article : Novembre 2025.
Temps de lecture : 18 minutes.
Crédits photos ©️StéphaneGounon

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Nous avons passé neuf jours au total dans le Sullawesi Sud. C’est une province connue pour sa richesse culturelle et dans laquelle nous allons vivre une expérience authentique hors des sentiers battus. Après être passés par les reliefs karstiques de Ramang Ramang (voir notre article), nous sommes partis en direction de la terre des Toraja, le peuple qui vit avec la mort. Anaïs et moi voyageons toujours avec nos trois enfant : Hugo (16 ans), Théo (14 ans) et Margaux (12 ans).

Dans le Sulawesi, les routes sont sinueuses, les distances longues et les temps de trajet sont donc relativement importants. Il faut le prendre en compte lorsqu’on planifie son séjour. Voici le détail de notre séjour :
Ramang-Ramang (1 jour) : Site préhistorique de Situs Karama, Lac des anges, Village de Berua, Stone Fields. Nous avons consacré un article spécifique à cette première étape (voir notre article).
Rantepao (3 jours) : Cérémonies funéraires, Marché de Bolu à Rantepao, Village de Palawa, Village de Lampo, Combats de buffles, Site mégalithique de Lo’ko’mata, Village de Tambang, Village de Tunbangdatu, Village de Kete Kesu, Village de Tongko Sarapung, Site de Suaya, Village de Lemo.


Départ pour Rantepao…

C’est vers 22h00 que nous quittons Ramang-Ramang. Nous prenons un bus de nuit et arrivons à Rantepao dans le district de Tallunglipu à 6h00 du matin. C’est un trajet de huit heures sur 320 kilomètres de routes sinueuses à flanc de falaise. Une fois arrivés à Rantepao, un taxi nous mène pour 50 000 roupies au Mama Tia Family Homestay, un établissement à deux kilomètres du terminal de bus. Nous avons réservé deux chambres doubles (35 € la nuit sans petit déjeuner). Nous nous couchons très fatigués et la nuit va durer… deux heures !! 😱

Infos pratiques sur le trajet Rammang-Rantepao : Nous avons pris un bus de nuit de la compagnie Bintang Timur. Nous avons voyagé dans de petites cabines individuelles avec sièges inclinables à 160 degrés (TV, couvertures et oreillers). Prix : 250 000 Rp / pers. Durée du trajet : 8h00. Comme souvent dans les bus, la clim est hyper froide et mieux vaut prendre des vêtements chauds.


JOUR 1

Nous nous levons à 8h00 après avoir dormi moins de deux heures. Nous sommes en terre Toraja qui signifie « la voie des ancêtres ». Les Toraja constituent une ethnie séculaire et majoritairement chrétienne dont la culture est fortement marquée par l’animisme. On estime leur nombre à 650 000. Leurs cérémonies funéraires sont sans doute les plus impressionnantes au monde et nous sommes justement là pour y assister. Elles durent plusieurs jours, rassemblent des centaines de personnes et sont ponctuées de danses, de chants et de nombreux sacrifices d’animaux.

Nous prenons notre petit déjeuner puis nous nous préparons pour passer une journée avec Pither, notre guide francophone.

Infos pratiques sur notre guide : Pither Malimbu (Whatshapp : +62 852-4205-0220). Prix : 2 millions de roupies pour 2 jours avec deux scooters (option moins chère qu’en voiture).

1°) Assister à des cérémonies funéraires

Vers 9h00, nous enfourchons nos trois scooters et partons dans le district de Tallung Lupi pour assister à une première cérémonie funéraire appelée Rambu Soloq. Nous arrivons dans un village traditionnel constitué de maisons ancestrales appelées tongkonan ; ce sont des structures sur pilotis coiffées d’immenses toits incurvés en formes de bateaux. Deux à trois cents personnes sont rassemblées sur la place centrale où deux énormes buffles ont été amenés. C’est le deuxième jour d’une cérémonie funéraire qui va durer une semaine. Les invités apportent des offrandes et sont plutôt joyeux car les funérailles sont l’occasion de revoir des cousins éloignés. Des chants, des danses et des banquets rythment le rituel. Deux porcs attachés à des tiges de bambou seront tués pour le déjeuner. « À qui est ce cochon ? », « À qui est ce buffle ? » dit le maître de cérémonie pour identifier les donateurs. À l’issue de la cérémonie, un répertoire sera remis à la famille du défunt qui répertorie les dons. Elle devra faire des offrandes équivalentes lorsqu’un membre de la famille d’un des donateurs mourra.

Des enchères commencent ainsi que de longues tractations pour fixer le prix des animaux et pour répartir la viande. Les buffles ne sont sacrifiés que lors des cérémonies funéraires car ils guident l’âme des défunts vers le Puya, le royaume des morts. Leur force est censée faciliter l’ouverture des portes du paradis. Les deux buffles sont tués d’un grand coup de machette à la jugulaire. La scène est brutale et l’agonie de l’animal dure une bonne dizaine de minutes. Dans les familles très aisées, ce sont parfois plus de cent buffles qui sont égorgés en une seule journée. Le sang se répand partout et l’odeur devient vite écoeurante. Nos enfants de 12, 14 et 16 ans n’ont pas été traumatisés par ce qu’ils ont vu mais ont ressenti la gravité de la scène. C’est la mort que l’on célèbre. Les bêtes sont rapidement dépecées et la viande est distribuée aux convives par ordre de statut social. Le maître de cérémonie s’adresse aux convives en tenant à bout de bras une tête de buffle coupée en deux.


Nous nous rendons dans un second village où une famille va procéder à l’inhumation d’une femme décédée il y a plus d’un an. Il s’agit d’une famille de la classe moyenne qui a mis de longs mois pour économiser la somme nécessaire au financement de la cérémonie. Trois buffles ont été sacrifiés la veille au centre de la place du village. Le sol est jonché de sang séché et tout le village est noyé d’odeurs violentes et de cris de bêtes. L’ambiance est à la fête et tous les convives sont vêtus de couleurs vives. Un grand sarcophage bleu appelé Duba Duba a été posé au milieu de l’espace central entre les greniers à riz d’un côté et les habitats de l’autre.

Il y a là au-moins 300 personnes et l’ambiance est plutôt joyeuse. Nous entendons des chants puis un sermon auquel nous ne comprenons évidemment rien. Au bout d’une heure, nos enfants commencent à s’impatienter mais un repas est servi dans des pavillons temporaires construits autour du lieu du rituel. Nous sommes assis à même le sol. Je mange avec les hommes dans le pavillon du chef du village. Un Pa’piong est servi. C’est un plat toraja traditionnel composé de porc, d’herbes, d’épices et de sang cuit à l’intérieur d’une tige de bambou. Anaïs et les enfants n’osent pas goûter et préfèrent se contenter de riz vapeur. Ce n’est pas mauvais mais l’aspect n’est pas appétissant. De petits poissons frits nous sont également servis On me propose du Tuak, un vin de palme traditionnel. Encore une fois, je suis le seul à goûter. Honnêtement ? C’est pas terrible.

Margaux (12 ans)

C’est après le repas que les choses deviennent folles. Le maître de cérémonie invite les hommes à déplacer le Duba Duba, un imposant sarcophage dédié au transport du défunt vers le caveau et qui ressemble aux maisons traditionnelles en forme de bateau. Une trentaine de jeunes d’un côté et d’ainés de l’autre s’emparent de grandes perches en bambou sur lequel le sarcophage a été posé. Le Duba Duba est secoué violemment pour réveiller l’âme du défunt et la faire monter au ciel. Un combat commence entre jeunes et vieux pour savoir qui poussera le sarcophage le plus fort. C’est un peu comme une mêlée. L’ambiance festive nous semble un peu décalée pour une cérémonie funéraire mais la joie est ici un hommage rendu au défunt. Je prends part à ce duel un peu dangereux car le sarcophage de plusieurs centaines de kilos menace de chavirer à n’importe quel moment.

Déplacement du Duba Duba vers le caveau

Le sarcophage est ensuite acheminé vers la crypte familiale qui se trouve dans la forêt a une centaine de mètres. Le transport est chaotique. Tout le monde rit en portant le sarcophage et une bataille d’eau commence. C’est une tradition et nous ne sommes pas épargnés. Au moment de déposer le sarcophage dans le caveau familial, l’atmosphère devient soudainement plus solennelle et chacun se recueille en silence. Les Toraja n’échappent pas à la peine.

Nous revenons à notre Homestay vers 17h00 au terme d’une journée riche en émotions.


JOUR 2

Réveil tranquille pour prendre le petit déjeuner et partir à 9h00 en scooters toujours accompagnés de Pither, notre guide.

1°) Marché de Bolu, le coeur économique et rituel du pays Toraja

Premier arrêt dans le centre-ville de Rantepao pour nous rendre au marché de Bolu (Pasar Bolu) qui est le plus animé et le plus grand de la région Toraja. C’est un lieu essentiel aux traditions Toraja car c’est ici que se négocient les animaux sacrifiés pour les cérémonies religieuses. Nous sommes samedi et c’est un jour de grande affluence. Acheteurs et vendeurs sont venus de tout le Sulawesi Sud pour négocier des buffles, des cochons… ou pour acheter des produits agricoles en tous genres : légumes, café, poissons.

Nous assistons à des ventes de coqs de combat. Les vendeurs les forcent à se battre quelques brefs instants. Les prix sont proportionnels à leur force et à leur combativité. Nous passons ensuite par une immense place où sont négociés les buffles. Il y en plus d’un millier ! Certains spécimens rares sont vendus plus de 200 millions de roupies. Un teeing bongo, un buffle albinos aux yeux bleus, est même proposé à 244 millions de roupies soit environ 13 000 € ! Les prix varient notamment en fonction de la taille et de la forme des cornes, des tâches sur la peau et de la couleur des yeux. Les buffles aux yeux bleus sont les plus chers car ils sont symboles de richesse et de pouvoir alors que les yeux noirs sont symboles de tristesse. Sacrifier un buffle de grande valeur est un moyen d’affirmer son rang social.

Marché aux buffles de Bolu

Nous craquons pour des beignets à la banane préparés sur place mais il est vrai qu’il est quand même 10h30 😂. Nous passons ensuite par le marché aux poissons et par le marché aux légumes. Il y aussi des vendeurs d’artisanat et d’objets du quotidien et nous tombons avec surprise sur des commerçants vendant des poussins teints de différentes couleurs pour servir d’animaux de compagnie aux enfants.

2°) Village de Palawa

Nous nous rendons ensuite au village de Palawa qui est l’un des plus connus du Sulawesi du Sud. Comme le veut la tradition, les onze maisons ancestrales, appelées tongkonan, sont alignées face à une rangée de greniers à riz appelés alang. L’espace central situé entre les tongkonan et les alang est dédié à la vie communautaire et aux cérémonies religieuses. Du riz a été étalé et sèche sur de grandes bâches posées au sol. Les maisons en bois ont d’impressionnantes toitures en forme de bateau. Chacune appartient à un clan et leurs façades sont décorées de motifs géométriques blancs, rouges et noirs. Des cornes de buffles y sont accrochées qui témoignent des sacrifices funéraires passés. Chaque maison vaut approximativement 600 millions de roupies (30 000 €) et leur construction prend environ huit mois. Nous entrons dans l’une d’elles. C’est moins grand qu’il n’y paraît de l’extérieur. A l’étage se trouve la chambre des parents qui est séparée de celle des enfants par un espace central assez réduit où sont pris les repas. Les animaux sont logés sous le premier niveau. Ici, point de salle de bain. On se lave à l’extérieur.

Infos pratiques : Palawa est situé à 12 km au Nord de Rantepao et il nous a fallu 30 minutes en scooters pour nous y rendre depuis le marché de Bolu.

Si Palawa a la particularité d’être un village traditionnel encore habité, il s’oriente de plus en plus vers le tourisme et la vie de village nous y a semblé un peu morne. Il n’y avait personne au centre du hameau mis à part quelques enfants et un homme triant du riz. C’est un peu décevant mais cela vaut quand même la peine d’y passer pour admirer l’architecture incroyable de l’habitat Tojara.

3°) Village de Lempo

Nous passons ensuite au village de Lempo qui est beaucoup plus animé que celui de Palawa. Il faut dire que nous y arrivons au troisième et dernier jour d’une cérémonie funéraire et que plus de cent personnes sont rassemblées sur l’espace central du hameau. L’ambiance est joyeuse. Les enfants courent entre les buffles attachés sur la place centrale pendant que les ainés mangent et discutent dans un joyeux brouhaha. Nous ne sommes que quelques touristes et notre présence n’offense personne… bien au contraire. Les gens nous sourient, nous demandent d’où nous venons et nous invitent à manger avec eux. Nous nous laissons tenter par un gâteau de riz emballé dans une feuille de bananier.

Un des membres de la famille nous invite à aller saluer sa mère à l’intérieur d’une des maisons. Elle est malade et ne peut plus sortir nous dit-il. Nous entrons la maison et montons à l’étage. Là, c’est la stupéfaction car nous nous trouvons en face d’un sarcophage posé au milieu de la pièce centrale. Notre guide nous explique qu’en pays Toraja la mort n’est pas la mort. Le défunt est makula c’est-à-dire malade. Il n’est pas mort mais seulement en sommeil. Les proches vont en prendre soin pendant des mois voire des années le temps de réunir l’argent nécessaire pour l’organisation de funérailles. Ces dernières peuvent réunir des centaines de personnes.

Margaux, Hugo et Théo devant le sarcophage

Pour les Toraja, la mort n’est pas une fin comme on le conçoit en Occident mais la première étape d’un long processus. Les morts sont parfois sortis des tombes pour changer leurs vêtements, leur parler, les embrasser ou partager avec eux une cigarette. Ce sont les secondes funérailles, appelées ma’nene. Août est un mois privilégié pour y assister. Ici, les morts vivent avec les vivants et ne sont pas mis à distance comme en occident. Et parce qu’un décès est brutal, personne ne veut enterrer les morts trop vite. On leur parle, on les garde avec soi dans sa maison parfois pendant plus de dix ans. Pour conserver les corps, ils utilisent du formaldéhyde qui stoppe le processus de décomposition.

4°) Assister à des combats de buffles

Juste à la sortie du village de Lampo, nous assistons à plusieurs combats de buffles dans une arène boueuse autour de laquelle se pressent des centaines de locaux. Les combats sont violents. Il faut être prudent car il n’y a aucune barrière de sécurité et il arrive que des buffles foncent sur la foule. C’est assez impressionnant mais la pratique est évidemment bien peu respectueuse du bien-être animal.

Vers 14h30, nous allons manger dans un restaurant réservé par notre guide. Nous y avons très bien mangé (soupe d’asperges, poulet au lait de coco, riz et légumes) mais les prix étaientexcessifs par rapport à ceux généralement pratiqués (535 000 Rp à cinq). Il faut se méfier de ce type d’initiative mais ça fait un peu partie du jeu.

5°) Lo’ko’mata, un site mégalithique d’exception

Après le repas, nous reprenons une route sinueuse en direction de Lo’ko’mata et passons devant des panoramas magnifiques de rizières en terrasses.

Lo’ko’mata est un site d’exception situé sur les pentes du mont Sesean. Ici, on n’enterre pas les morts. Ils reposent dans des tombeaux creusés dans d’immenses rochers de basalte. Nous avons la chance de voir deux ouvriers à l’œuvre. Ils creusent avec de simples outils à main une cavité de deux mètres de long qui va accueillir deux défunts. C’est un travail acharné qui peut prendre plus d’un an et qui coûte très cher aux familles. Il y des dizaines de tombeaux dans le rocher devant lequel nous sommes. Quand le corps y est déposé, le tombeau est fermé par une porte en bois sculptée ou par une pierre et des offrandes sont déposées. Si le défunt est de sang noble, une statuette en bois appelée tau Tau est placée devant le tombeau. Lo’ko’mata est un site mystérieux à ne surtout pas manquer.

Infos pratiques : Lo’ko’mata se situe à 35 km de Rantepao soit à environ 1h30 de route. Prix d’accès au site : 30 000 Rp ; Durée de la visite : 30 minutes.

Nous rentrons à Rantepao vers 17h00 en faisant encore quelques haltes pour profiter de vues exceptionnelles.


JOUR 3

Aujourd’hui, ce n’est pas Pither qui va nous guider mais Jacobus, le gérant de notre Homestay (Tarif : 800 000 Rp pour la journée avec location de deux scooters). Jacobus parle beaucoup moins bien français que Pither et nous échangeons la plupart du temps en anglais. Il est très sympathique mais ses explications sont moins documentées que celle de Pither.

1°) Villages de Tambang et de Tunbangdatu

Nous partons vers 9h00 en direction du village de Tambang et faisons sur la route une halte assez longue dans une rizière où travaillent des dizaines d’ouvriers agricoles. Ils ramassent à la main une des deux récoltes annuelles de riz blanc. Le travail agricole se fait ici comme en France au début du XIXe siècle. Anaïs et Hugo prêtent mains fortes aux ouvriers.

Nous arrivons à Tambang vers 10h00. C’est un très joli village traditionnel. Une des maisons arbore sur sa façade 240 paires de cornes de buffles sacrifiés en seulement trois cérémonies ! Nous restons sur place une vingtaine de minutes puis partons vers le village de Tunbangdatu où nous arrivons à 10h30. C’est également un joli village traditionnel mais qui manque malheureusement d’animation.

2°) Village de Kete Kesu

L’étape au village traditionnel de Kete Kesu est vraiment saisissante. On peut y voir un immense hévéa dans le tronc duquel des cavités ont été creusées pour servir de sépultures à des enfants morts en bas âge. Les sépultures sont orientées vers les maisons des parents et l’hévéa est censé nourrir les enfants de son lait. Comme les enfants morts-nés sont considérés ici comme dépourvus d’âme, ils vont pouvoir ainsi finir leur croissance.

Infos pratiques : Prix d’accès : 100 000 Rp pour nous cinq.

3°) Village de Tongko Sarapung

Nous arrivons à 12h00 à Tongko Sarapung. Nous pénétrons dans une grotte où se trouvent des cercueils suspendus à côté desquels ont été placées des statuettes en bois représentant le défunt. Elles sont habillées et leurs cheveux sont en fibres d’ananas.

Infos pratiques : Prix d’accès : 100 000 Rp pour nous cinq.

4°) Site de Suaya

A 12h40, nous arrivons au site de Suaya (Kubur Batu Suaya) dans le kecamatan Sangalla (9 km à l’Est de Makale). C’est un site royal destiné aux rois de Sangalla, la région où nous sommes. Les tombes ont été creusées dans la falaise mais on trouve également des mausolées appelés Patane qui ont été construits en briques. On peut voir pas mal de Tau Tau, des statuettes en bois représentant les morts et placées devant les niches ou sur des balcons taillés dans la pierre.


5°) Village de Lemo

Nous arrivons au village de Lemo à 14h30 (12 km au sud de Rantepao). Lemo veut dire citron en référence à la forme des rochers qui entourent le site.

On peut y voir plus de soixante-dix niches funéraires creusées à partir du XVIe siècle dans une falaise de calcaire de vingt mètres de haut. Les sites d’inhumation surélevés permettront aux morts d’avoir un regard sur les vivants. Plus la niche est haute, plus le défunt avait un statut social élevé. Certaines niches ont des ouvertures de cinquante centimètres, d’autres de plus de deux mètres. Des balcons ont été creusés dans la falaise et des statues de bois y ont été placées. Elles sont vêtues, coiffées et représentent les familles défuntes.

Le site est vraiment magnifique car il se trouve au milieu d’immenses rizières. Il y a là une dizaine de boutiques vendant des objets artisanaux fabriqués sur place : tissage, Sarang, sculptures en bois… Nous craquons pour un panneau en bois qui constituait la façade d’une ancienne maison toraja.

Infos pratiques : Prix d’accès au site : 100 000 Rp pour nous cinq.

Nous sommes de retour à l’hôtel vers 16h00 et en profitons pour faire nos bagages car nous devons partir dans le Sud-Est du Sulawesi en bus de nuit. Notre bus part à 19h40 et arrive à 3h30 à l’aéroport d’où nous prenons un avion pour Kandari. Objectif ? Passer cinq jours dans les archipels de Lembogki et Sombori. L’aventure continue mais nous quittons à regret le pays Toraja.

Prochaine étape ? Les archipels de Lembogki et Sombori.

INDONESIE – SULAWESI SUD-EST (Etape 11)
Cinq jours dans les archipels de Labengki & Sombori

Après notre périple en pays Toraja dans le Sulawesi Sud, nous restons sur l’île de Sulawesi mais faisons route vers le Sud-Est. Notre objectif ? Visiter les archipels de Labengki et Sombori que l’on surnomme « Les petits Raja Ampat » en raison de la similarité qu’ils présentent avec cet archipel situé à l’extrémité Nord Ouest de la province de Papouasie occidentale. On trouve à Labengki et Sombori les mêmes îlots karstiques, les mêmes récifs coralliens et lagons turquoises. Un vrai paradis ! 🤩

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